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PRODIG

PRODIG · Unité mixte

Pôle de recherche pour l'organisation et la diffusion de l'information géographique

L'unité a pour objectif l¿amélioration des connaissances sur les interactions entre développement et environnement. Il s'agit de comprendre le monde actuel, au Sud et au Nord, dans ses dynamiques spatiales et territoriales. L'unité développe des programmes de recherche fondamentale et appliquée. Ses thèmes de recherche, ses outils, ses compétences, son savoir-faire, associés à des partenariats nationaux et internationaux en constant renouvellement, permettent de répondre aux demandes de commanditaires et décideurs de différents niveaux.

Text: scanR · Text available in French only.

6,321

HAL publications

95

Researchers

27

Projects

Lab website ↗Publications in HAL ↗

Parent institutions

Université Panthéon-Sorbonne Paris 1, AgroParisTech (Inst Sc et Ind du Vivant et Environnement), Centre national de la recherche scientifique, Institut de recherche pour le developpement, Université Paris Cité

Location

Aubervilliers

Founded

1998

Director

Géraud MAGRIN

Persistent identifiers

References for this unit in public registries: they allow cross-checking with other sources and do not change when the name does.

Fields

Share of HAL publications by field

Geography

4,923

Earth Sciences

364

Environmental and Society

238

Environmental studies

196

Political science

191

Social Anthropology and ethnology

174

Sociology

170

Agricultural sciences

162

Global Changes

145

Architecture, space management

116

Frequent keywords: burkina faso, lima, senegal, bogotá, agriculture, comparative agriculture, afrique, france, soudan, environnement

Researchers

95 people who have published since 2022

Alain PiveteauAlberto PreciAlexis GoninAlexis SierraAngélique PalleAnna DessertineAnne BouhaliAntonine RibardièreAudrey SérandourAurélien ChristolBenjamin LysaniukBrice AnselmeCamille Robert-BoeufCécile FalièsCharline RangéChristine RaimondChristopher GomezCorten Pérez-HouisDelphine AcloqueEl Hadji Serigne TopElisabeth PeyrouxEmilie GuitardEmilie LavieEmmanuel BonnetEsméralda LongépéeÉtienne CossartFlaminia PaddeuFrançois BétardFrançois TaglioniFrançois-Michel Le TourneauFrédéric BertrandGabriel MelunGaëlle Frédérique HallairGérard-François DumontGéraud MagrinGilles Arnaud-FassettaGuillaume BrousseHadrien CommengesHéloïse LeloupHippolyte KernHubert CochetIrene ValituttoJean-Claude BergèsJean-François CuenotJean-François ValetteJérémy RobertJérôme PicardJonathan DubrulleJudith AudinJulie TrottierJulien BrachetJulien RebotierKaduna-Ève DemaillyKei Tanikawa ObregónLaëtitia GauvinLydie Goeldner-GianellaMalika Hélène MadelinManuela De AllegriMarie Gibert-FlutreMarie RedonMatthieu GhilardiMatthieu JeansonMichaël ThéveninNadège GaramboisNadia BelaïdiNicolas BecuNora MareïOlivier DucourtieuxOttone ScammaccaOumar MaregaPaul PassyPauline GluskiPierre-Arnaud ChouvyQuentin BorderieQuentin DeforgeQuentin GrislainRaphaëlle Chevrillon-GuibertRémi de BercegolRobin CuraRobin Petit-RouletSalem DahechSamir El OuaamariSarah DuchéSébastien JacquotSolène BaffiSophie BlanchardSophie DevienneStéphanie LimaThéophile PiauVéronique MichotVincent VielYalikun TashiYann RichardYohan SahraouiYves-Marie Rault Chodankar

Projects

27 projects

ANR

2025

CopeWater — Combiner la modélisation d'accompagnement avec la modélisation des systèmes socio-écologiques pour engager les parties prenantes dans la co-construction de pratiques durables de gouvernance de l'eau

A cause des changements globaux (climatiques et sociétaux), on s'attend à une intensification des extrêmes hydrologiques et des pénuries d’eau, entraînant une raréfaction de l'eau douce à l'échelle mondiale, mais aussi régionale et locale. Cela est particulièrement prégnant dans les îles, qui dépendent exclusivement de leurs ressources intrinsèques pour l'eau potable, la production agricole et industrielle, et le développement du tourisme. Une gestion appropriée des ressources en eau exige de considérer le système socio-écologique (SSE) dans son ensemble, abordant le système écologique et ses multiples interactions et rétroactions avec la société et réciproquement. Elle nécessite également l'implication des parties prenantes dans la définition des règles d'utilisation et de gouvernance. Le projet CopeWater ambitionne de contribuer à évaluer comment la compréhension du fonctionnement des SESs, de la source à la mer, peut permettre aux sociétés de mieux anticiper l'avenir, de mettre en œuvre une gestion durable et adaptative, et de rendre les continuums terre-eau-mer (CTEM) plus résilients et mieux préparés à affronter les crises. CopeWater vise à i) développer les connaissances sur les interactions, les rétroactions et les points de basculement potentiels entre l'environnement et la société en ce qui concerne la qualité et quantité d'eau, et ii) stimuler l'intelligence collective via la modélisation d'accompagnement dans la co-construction de nouvelles pratiques de gouvernance avec les parties prenantes pour rendre les CTEM plus résilients aux changements en cours et à venir. Nous proposons d'utiliser Mayotte (région insulaire française dans l'océan Indien) comme cas test, car elle connaît actuellement des changements rapides en matière de gouvernance, de démographie et d'utilisation des terres qui soulèvent des défis en matière de quantité et de qualité d'eau, avec des crises récurrentes qui sont des exemples flagrants des problèmes liés à l'eau à travers le monde.

ANR

2025

Agro-Esthet — Agroécologie et esthétique du paysage : Générer la reconnaissance des pratiques agricoles respectueuses de l'environnement en fonction de leur beauté

Est-il possible de mieux rémunérer l'agroécologie par les paysages qu'elle produit ? Ceux de l'agriculture conventionnelle sont parfois très patrimonialisés (plantations de café touristiques d'Inde du sud) alors que les systèmes de production peuvent avoir un bilan social et écologique déplorable. Les paysages de l'agroécologie, eux, restent encore souvent considérés comme peu esthétiques avec leurs "mauvaises herbes" et associations d'espèces complexes. En Inde du sud et Madagascar, il s'agira d'abord (WP1) d'identifier les différentes composantes des paysages, et de les classer selon des indicateurs agroécologiques originaux que nous définirons. Le WP2 mettra en lumière les valeurs — esthétiques ou non, mais aussi religieuses, sentimentales, commerciales, etc. — attribuées à ces composantes paysagères par les différents acteurs (locaux et extérieurs, paysans et touristes, etc.). Confrontant les valeurs agroécologiques du WP1 et les regards culturels du WP2, le WP3 en déduira alors les potentiels pour mieux valoriser les paysages reconnus comme à la fois esthétiques et agroécologiques. Mais le WP4 évaluera de façon critique les risques ainsi encourus pour les agriculteurs et tous les acteurs défavorisés, en termes de normes imposées d’en haut tout comme de relations de pouvoir locales. Le WP5, enfin, coordonnera l’ensemble. AgroEsthet se fonde sur une collaboration avec des universitaires, des pouvoirs publics, des ONG mais aussi des artistes locaux. Une majorité de géographes dans l'équipe n'empêche pas celle-ci d'être pluridisciplinaire, et de marier différentes méthodologies, de la télédétection à l’entretien. Notre objectif final est d'identifier les congruences entre l'esthétique et l'agroécologie : nous fournirons des informations pertinentes à tous types d'acteurs qui puissent aider à formuler des recommandations pour des politiques publiques diversifiant les activités agricoles et valorisant les pratiques agroécologiques.

ANR

2025

DURAMAZ3 — DURAMAZ3 - Transitions socio-écologiques et dynamiques territoriales en Amazonie

La région amazonienne, au bord de l’effondrement écologique, est à la croisée des chemins entre développement et durabilité. Le développement économique, les politiques publiques et l'émergence d'initiatives locales écologiques n’ont pas inversé la tendance, comme en témoignent le nombre d'incendies, les sécheresses record et autres catastrophes survenues ces dernières années. Les raisons pour lesquelles ces initiatives n'ont pas favorisé des trajectoires de développement durable plus nettes sont multiples et interdépendantes. Le projet DURAMAZ3 vise à examiner les trajectoires de transition en cours dans des régions sélectionnées de l'Amazonie brésilienne, afin de comprendre comment et dans quelles conditions les changements au niveau local peuvent induire des transformations systémiques socio-écologiques à une échelle supérieure. Le projet étudie le rôle peu exploré des municipalités ou des acteurs à l'échelle intermédiaire, ainsi que des arrangements institutionnels, dans ce processus à travers trois questions de recherche interconnectées : (1) Quelles trajectoires de transition les régions sélectionnées ont-elles suivies au cours des 20 dernières années, comment peuvent-elles être expliquées et comment les communautés locales les ont-elles perçues?; (2) Le développement économique et les politiques publiques ont-ils favorisé l'émergence d'arrangements institutionnels à une échelle intermédiaire répondant aux défis socio-écologiques et permettent aux territoires de faire face aux problèmes émergents ?; et (3) Comment ces arrangements peuvent-ils innover et intégrer les échelles spatiales et organisationnelles inférieures et supérieures pour relever efficacement les défis socio-écologiques émergents ? L'équipe de recherche brésilienne-française multidisciplinaire de DURAMAZ3 se concentrera sur un panel représentatif des sociétés, des écosystèmes et des modèles de développement de l'Amazonie brésilienne, adoptant une approche de co-production avec les parties prenantes. Suivant une approche méthodologique mixte, l'équipe s'appuiera sur des campagnes de terrain, la télédétection, de nouvelles données et des outils informatiques innovants pour soutenir une évaluation approfondie des processus territoriaux et des arrangements institutionnels, tout en évaluant l'impact des politiques publiques et des initiatives de durabilité dont les communautés ont bénéficié au fil des décennies. S'appuyant sur les programmes DURAMAZ1 et DURAMAZ2, l'équipe tirera parti de données quantitatives et qualitatives existantes, de contacts personnels indispensables et de connaissances approfondies des régions sélectionnées, offrant ainsi une perspective historique sans précédent sur la trajectoire des communautés amazoniennes. Le projet co-produira plusieurs livrables : (1) Des évaluations rétrospectives socio-écologiques intégrant données qualitatives, statistiques et de télédétection ; (2) Un système d'indicateurs multidimensionnels (environnementaux, socio-économiques, sanitaires et institutionnels), intégré à une plateforme web de science citoyenne accessible au public ; (3) Des scénarios prospectifs coconstruits pour des trajectoires de durabilité ; (4) Des jeux sérieux à utiliser comme outils pour les processus participatifs dans la définition des scénarios. L'approche unique du projet permettra de saisir des processus détaillés à l'échelle locale que les approches quantitatives à grande échelle ne peuvent pas facilement appréhender et, surtout, de recueillir les perceptions des parties prenantes locales. La diversité des régions sélectionnées permettra également d'identifier le rôle des facteurs clés et du contexte local dans les trajectoires de durabilité à un niveau atteint par peu de projets, combinant l’approche qualitative et quantitative pour décrire les processus institutionnels, et générant des connaissances et des outils partagés pour la planification territoriale ainsi que pour les politiques publiques.

ANR

2025

ARVOHRES — impActs des feux de foRêt sur l'enVirOnnement, les Risques sanitairEs et les réponSes socio-économiques

Le projet ARVOHRES a pour ambition d’éclairer sur les relations entre incendie, environnement, risques sanitaires et impacts socio-économiques à moyen et long terme. Les rétroactions entre météorologie et feux de végétation sont complexes, rendant difficile la compréhension de la contamination environnementale par les résidus des incendies. Cette méconnaissance entraine un flou sur l’exposition chronique aux polluants issus des incendies et sur les impacts sanitaires. Les risques socio-économiques sont aussi peu documentés notamment à cause d’un manque d’indicateurs communs entre les régions impactées et de leur suivi. La méthodologie de ARVOHRES est basée sur une coopération interdisciplinaire (géographie physique et humaine, physique et chimie de l’atmosphère, biogéochimie), académique et société civile (universités, institutions municipales et association) et internationale (France, Chili, Brésil), organisée en 3 workpackages (WP). Le WP1 étudiera la dynamique atmosphérique et le transport atmosphérique chimique lors d’incendies majeurs pour anticiper les conditions les plus propices à la dissémination des polluants et leurs zones de dépôt. Le WP2 établira le type et la géographie des contaminants issues des incendies forestiers pour connaître la qualité des écosystèmes post-incendies et cartographier la pollution. Enfin, le WP3 évaluera l’exposition sanitaire et les risques socio-économiques pour réaliser une carte de risque d’exposition à la pollution et la création d’indices de vulnérabilité socio-économiques. 2 sites fortement impactés par des incendies seront suivis : Santa Juana au Chili et Chapada dos Guimarães au Brésil. Une coopération est en cours avec ces municipalités très demandeuses d’un regard et d’un soutien scientifique. La comparaison de ces 2 sites permettra la conceptualisation de règles généralisables pour aboutir à des retombées pratiques : communication sur les risques, prévention écologiques et sanitaires, restauration.

ANR

2025

WATER-RECALL — Qualité de l'eau en Normandie sous l'effet des changements climatiques et agricoles

La dégradation de la ressource en eau en quantité et en qualité est une des conséquences majeures attendue du changement climatique à l’échelle du nord-ouest de l’Europe. Ce constat est notamment lié aux modifications annoncées des régimes hydrologiques et à l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements extrêmes (crues et sécheresses) dans un contexte global de diminution des volumes précipités et d’augmentation des températures. La région Normandie est largement concernée par ce constat comme en témoignent les récents rapports du GIEC Normand. D’un côté, l’augmentation en fréquence des épisodes de très fortes précipitations tendrait à exacerber les processus d’érosion hydrique des sols et à faciliter les transferts de sédiments et de contaminants associés depuis les versants vers les cours d’eau. D’un autre côté, l’augmentation de la durée des épisodes de sécheresse induisant des périodes d’étiage et de sécheresse agronomique plus prononcées ainsi qu’une baisse du niveau moyen des aquifères, amènera à une augmentation de la concentration en contaminants de diverses origines par effet de moindre dilution. Cependant, les modifications ou adaptations des pratiques culturales (intercultures, bandes enherbées, limitation du labour et infrastructures agroécologiques) peuvent avoir des effets significatifs permettant de minimiser voire compenser l’évolution du signal climatique. L’avancée de la phénologie des cultures en réponse à l’évolution des températures moyennes pourra impacter de manière positive ou négative l’exposition des sols aux événements pluvieux. Ainsi, la question des futurs de la qualité/quantité de l’eau en Normandie est étroitement liée avec la question de l’évolution de l’agriculture. Dans ce contexte, l'objectif de ce projet est de proposer de nouveaux éléments de connaissance sur la manière dont le changement climatique et les adaptations des pratiques agricoles pourraient impacter le continuum eau, sédiments, pesticides des hydrosystèmes de Normandie. En combinant observations de terrain, analyses en laboratoire et modélisation numérique, l’objectif est de caractériser l’état actuel des transferts hydrosédimentaires et de pesticides associés (phases dissoutes et particulaires), et explorer leurs trajectoires d’évolution potentielles à l’horizon 2100. La majeure partie des recherches sera menée sur le bassin versant de la Seulles, un petit hydrosystème côtier de Normandie. Une attention particulière sera portée au rôle des changements de régime pluviométrique, à la fréquence accrue d’événements extrêmes (crues et sécheresses) ainsi qu’aux modifications des systèmes de culture: réponses phénologiques et mise en place d’infrastructures agroécologiques (ex. : haies, bandes enherbées). Une partie importante du projet réside dans la construction de scénarios prospectifs spatialisés, à la fois sur le plan du changement climatique, et de l’évolution potentielle des pratiques agricoles et occupation des sols. Ces scénarios seront testés via des modèles de transferts hydrosédimentaires et de pesticides, afin d'estimer les contributions relatives des facteurs climatiques et anthropiques dans différentes conditions futures. Dans un second temps, le projet ambitionne une transposition régionale des résultats à l’ensemble du territoire normand afin d’identifier et de hiérarchiser les zones prioritaires pour le déploiement d’actions de mitigation locales. Outre la production de publications scientifiques, ce projet vise à promouvoir un partage des résultats avec le grand public via la contribution au développement d’outils de médiation scientifique basé sur la réalité augmentée. Par ailleurs, le développement d’un observatoire de l’environnement sur le long terme permettra à la communauté de disposer de nouveaux outils pour relever les défis d'un climat changeant.

ANR

2024

HEAT-BaSe — Santé et températures extrêmes : Adaptation et réponse aux effets de la chaleur sur la santé maternelle et infantile au Bangladesh et au Sénégal

La crise climatique représente une menace majeure pour l'existence humaine et la biodiversité. Ses impacts sur la santé humaine sont déjà conséquents, en particulier dans les pays vulnérables des Suds comme au Bangladesh et au Sénégal. Ces régions ont connu une augmentation des températures deux fois supérieure à la moyenne mondiale, les rendant encore plus vulnérables. Les températures extrêmes (TE) affectent de manière multiple la santé, les femmes enceintes et les jeunes enfants étant parmi les plus touchés. Ces conséquences du changement climatique pourraient annuler les récentes améliorations des taux de mortalité maternelle et infantile et dégrader davantage la santé mentale de ces femmes et enfants. Le projet HEAT-BaSe vise à approfondir la compréhension de ces impacts et à trouver des moyens de les réduire. Cette initiative s'aligne sur la récente stratégie française en matière de santé mondiale, soulignant l'urgence de mettre en place de la recherche intervention en santé des populations (RISP). Les objectifs clés du projet incluent : - Le suivi de l'évolution des inégalités spatiales des TE et des maladies associées à Satkira, Bangladesh. - La compréhension des inégalités et des mécanismes de résilience dans le contexte des TE. - La mise en place un système de micro-surveillance pour les TE pour mesurer et comprendre la résilience. - La conception, la mise en œuvre et l'évaluation d’interventions préventives pour la santé physique et mentale des mères et enfants afin de lutter contre les inégalités liées aux TE au Bangladesh et au Sénégal. - L’influence des politiques locales et nationales à partir des outils de transfert de connaissance pour répondre aux impacts des TE. - Promouvoir la coopération internationale, partager des méthodologies et tirer des leçons des interventions. Une approche interdisciplinaire sous tend le projet. L’ambition générale est de concevoir et de mettre en œuvre des stratégies qui permettent d'atténuer les effets néfastes des températures extrêmes sur les populations vulnérables.

ANR

2023

ECLAT — Processus contrôlant la dynamique environnementale et les impacts sociétaux des contaminants géogéniques et anthropiques des métaux traces en Guyane française

En Guyane française (GF), l'exposition des populations vivant le long des fleuves et des zones côtières aux métaux traces et métalloïdes (MT) est une préoccupation majeure pour les organismes de santé publique. L’origine de ces expositions demeure encore aujourd’hui mal comprise. Les niveaux élevés de MT potentiellement toxiques (e.g., Hg, Pb, As) dans les couvertures latéritiques (latérite et sol) résultent d’une accumulation naturelle au cours des millions d'années. Cet équilibre est aujourd’hui perturbé d’une part, par le forçage climatique (glissements de terrain, tempêtes tropicales…), mais surtout par les activités anthropiques, au premier rang desquelles l’orpaillage légal ou illégal, dont la gestion des pollutions induites (notamment au mercure) constitue un défi de taille pour ce territoire. Le remaniement et l'érosion, naturels ou non, des couvertures latéritiques favorisent le transfert des particules riches en MT dans les hydrosystèmes guyanais. Les MT sont alors soumis à de nombreuses transformations biogéochimiques qui peuvent modifier leur spéciation vers des formes toxiques et/ou bioaccumulables dans les chaînes trophiques. En outre, l'addition de MT (Pb et Hg) issus des activités anthropiques (orpaillage, agriculture, chasse…) à un fond géochimique naturellement élevé exacerbe les risques d'exposition des populations. Le projet ECLAT fédère 6 laboratoires et universités de Guyane et de France hexagonale pour documenter les cycles biogéochimiques des MT, et apporter des réponses sociétales et de santé publique à cette problématique en GF. Par une approche transdisciplinaire (géosciences et sciences humaines et sociales), le projet s’attachera à comprendre les processus d’accumulation, de transfert, et le devenir des MT, depuis les couvertures latéritiques vers les grandes rivières guyanaises. Le projet sera mené sur deux hydrosystèmes ; le Maroni et la Mana, contrastés par leurs débits et la qualité de leurs eaux en raison d’une densité de population et des activités d’extraction aurifère très différentes sur leurs rivages. En premier lieu, la dynamique socio-environnementale et économique (orpaillage, occupation du territoire…) des deux bassins versants sera analysée sur la base d’archives historiques. Ces résultats permettront d’évaluer, de reconstituer et de comparer l'évolution spatiotemporelle des flux de MT et de la pression anthropique au cours des deux derniers siècles. En parallèle, l’étude minéralogique, géochimique et géochronologique des couvertures latéritiques actuelles permettra de caractériser les processus et la dynamique d'accumulation des MT géogéniques et anthropiques sur des échelles de temps allant du siècle au million d’années. Enfin, la réactivité des phases porteuses minérales et/ou organiques des MT (une fois remobilisées dans les hydrosystèmes) sera étudiée pendant le transport en suspension et au cours des dépôts transitoires (de la crue à l’échelle saisonnière) pour documenter le parcours et le devenir de ces contaminants. L’utilisation de méthodologies innovantes (sur le terrain et en laboratoire), de thématiques et d’outils de pointe variés et complémentaires (minéralogie, géochronologie et géochimie élémentaire et isotopique) permettra l’identification des sources et la caractérisation des processus biogéochimiques en jeu dans la dynamique des MT. Ce projet apportera une vision nouvelle de ce socio-écosystème complexe, et des réponses à la société sur les risques d’exposition aux MT. La diffusion des savoirs (workshop, enseignement, diffusion, et vulgarisation) vers l’Université de Guyane, les agences d’états et le grand public permettra à la population guyanaise d'accéder à une information qualitative et quantitative sur l'impact des mines (il)légales et sur l'exposition des populations au fil du temps. Le projet ECLAT permettra donc de proposer une meilleure gestion de l'environnement et de la santé humaine et d'accroître le développement de l'éducation à cette problématique.

ANR

2023

MAMA_AFRICA — Ampleur et nature des troubles mentaux courants chez les étudiants des collèges en Afrique et obstacles à la recherche de soins (Sénégal, Cameroun, RD Congo, Algérie).

Selon l'OMS, la santé mentale est une urgence mondiale, en particulier pour les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Les universités et les établissements d'enseignement supérieur du monde entier sont confrontés à des taux croissants de troubles mentaux chez les étudiants. La demande de services sur les campus dépasse les ressources disponibles. Par conséquent, la plupart des étudiants ne sont pas diagnostiqués ou traités. La nécessité d'une prévention efficace, d'une détection précoce, d'un traitement novateur et d'approches de soutien pour les troubles mentaux courants chez les étudiants est de plus en plus reconnue. Des données fiables sont essentielles pour planifier et mettre en œuvre des interventions durables et efficaces. Pourtant, on manque d'études sur les troubles mentaux communs chez les étudiants des universités et des collèges, ainsi que d'interventions pertinentes dans les pays africains. L'étude proposée vise à apporter des éléments probants pour combler cette lacune dans la recherche. L'objectif de cette étude est d'utiliser une méthodologie mixte combinant power of stories and power of numbers [10] qualitative et quantitative, pour combler cette lacune en apportant des preuves sur l'étendue des troubles mentaux et leurs facteurs associés chez les étudiants de premier cycle, décrire les expériences vécues, les principaux obstacles et les facteurs facilitant l’accès aux soins pour les troubles mentaux chez les étudiants de premier cycle dans quatre pays africains : Sénégal, Cameroun, République Démocratique du Congo, Algérie. Plus précisément, nous voulons : 1. Estimer la prévalence des troubles mentaux courants (CMD) - c'est-à-dire la dépression, l'anxiété, les troubles liés à la consommation d'alcool et de substances, et les comportements suicidaires - par le biais d'une enquête anonyme. 2. Décrire les déterminants des troubles mentaux communs, les facteurs sociodémographiques, les facteurs personnels et liés au mode de vie, les facteurs propres à la famille, les variables liées à l'université et les facteurs communautaires associés aux troubles mentaux communs - c'est-à-dire la dépression, l'anxiété, les troubles liés à la consommation d'alcool et de substances psychoactives et les comportements suicidaires - par le biais d'une enquête anonyme. 3. Documenter les significations individuelles et partagées, les vécues concernant les troubles mentaux et décrire les principaux obstacles et facilitateurs de l’accès aux soins - observations, entretiens approfondis, entretiens biographiques. Pour atteindre les objectifs de cette étude, une approche multidisciplinaire ainsi qu'un dialogue étroit entre les sciences biomédicales, les sciences humaines et les sciences sociales sont nécessaires. MAMA_AFRICA réunit des chercheurs de différents horizons. Le projet est porté par l’UMR PRODIG - UMR8586 et la division de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent du Centre Hospitalier Charles Perrens. Les disciplines représentées dans le consortium s'articulent autour de l’anthropologie, l’épidémiologie, la sociologie, la psychologie et la, psychiatrie. À notre connaissance, il s'agit de la première étude multidisciplinaire et multi-sites, combinant power of numbers et power of stories [10] pour étudier les troubles mentaux dans les universités africaines francophones. Notre échantillon fait de notre étude la plus importante sur le sujet, à notre connaissance, du moins en Afrique francophone. Notre étude bénéficiera aux universités étudiées tout en apportant des données solides pour s'attaquer à un problème critique de santé publique à l’échelle mondiale. À court et à moyen terme, les résultats de notre étude contribueront à l'élaboration de modèles de politique de santé mentale durables afin de faciliter et de guider la transition des jeunes diplômés vers le marché du travail et la vie familiale. À long terme, les résultats de notre étude contribueront à la réalisation de la cible 3.4 des objectifs du Milléna

ANR

2023

SOYLANDIA — Les nouvelles régulations environnementales au service de la réactivation des fronts agricoles au Brésil ?

Au Brésil, l’expansion agricole s’est accélérée depuis les années 2000, avec de nouvelles combinaisons entre grandes cultures (principalement soja) et élevage bovin. Or, cette période est marquée par le déploiement de politiques environnementales, notamment dans les propriétés privées (Cadastre Environnemental Rural, licences de déforestation, droits d'eau, etc.). Ces politiques ont laissé entrevoir un scénario alternatif à la déforestation : on parlait de de stabilisation de la frontière agricole, voire même de « tournant environnemental » . Mais après une spectaculaire réduction du taux de déforestation de 2004 à 2012 en Amazonie, celui-ci repart à la hausse dans l’ensemble du pays. Les instruments de politiques environnementales ne soutiennent-ils pas, plus qu’ils ne contraignent, les dynamiques d’expansion des fronts de l’agrobusiness ? Comment les acteurs de ces politiques et de ces dynamiques spatiales justifient-ils alors leurs pratiques dans un contexte de dégradations environnementales accélérées ? L’hypothèse générale de notre projet est que les nouvelles formes de régulation des activités agricoles dans les propriétés privées favorisent l’expansion spatiale de l’agriculture industrielle. Ce processus articule étroitement les politiques agroenvironnementales et foncières, selon des modalités à identifier dans chaque région. Nous avons donc une seconde hypothèse, spatialement explicite, qui veut que les stratégies territoriales de l'agrobusiness sont une composante active de la coexistence entre régulation environnementale croissante et avancée des fronts. Notre troisième hypothèse est que cette expansion est masquée voire justifiée par des discours de réconciliation entre production agricole et conservation, soutenus par des communautés épistémiques fonctionnant depuis l’échelle locale jusqu’à l’échelle internationale. L’objectif de SOYLANDIA est d’identifier la façon dont les acteurs du secteur agro-industriel construisent, modulent ou utilisent ces instruments pour développer leurs activités, à travers trois entrées complémentaires (WPs): 1) la co-construction des cadres légaux et réglementaires, 2) les pratiques spatiales des entreprises agricoles, et 3) la genèse de récits environnementaux favorables à l’agro-business. Les territoires d’étude sont des fronts récents d’expansion du soja, situés aux frontières tropicales humides du pays (Amazonie et Pantanal), et des fronts en réactivation, grâce à l’irrigation, dans les savanes des hauts plateaux centraux (Cerrado). Le projet présente deux principales originalités: 1) une approche interdisciplinaire et multiscalaire permettant de saisir les stratégies d’expansion agroindustrielle dans leurs dimensions matérielles et discursives, et 2) une prise en compte de la complexité de ces stratégies au-delà des questions de déforestation, en incorporant les enjeux hydriques. Il se démarque des travaux courants sur la déforestation, basés sur le suivi des frontières agricoles par la télédétection. Nous misons donc sur la complémentarité entre géographie, sociologie et agroéconomie pour analyser conjointement les pratiques et les discours environnementaux de l’agrobusiness brésilien. L'équipe se compose de 11 chercheurs français confirmés en géographie, géomatique, agroéconomie, sociologie, sciences politique et droit. SOYLANDIA s'appuie sur deux UMR partenaires (ART-Dev et PRODIG). Il compte sur des collaborations avec différents chercheurs issus d'Universités brésiliennes, mais aussi de spécialistes issus d'ONGs et d'associations nationales et régionales au Brésil. En promouvant différentes actions de diffusion et de valorisation des résultats (site web, documentaires, exposition), ainsi que de formation à la recherche, il aura des applications directes pour la mise en débat des politiques environnementales avec la société, aussi bien en Amérique du Sud qu'en Europe.

ANR

2023

ECOBOOM — ÉCONOMIES POLITIQUES ET MORALES DU « BOOM EXTRACTIF » DANS LA « GRANDE TRANSITION »

Le projet ECOBOOM propose une analyse des transformations contemporaines du secteur minier dans la transition énergétique, et de ses effets sur les modes d’exploitation et les territoires. Il s’inscrit dans une perspective Nord/Sud, qui se déploie depuis les territoires extractifs jusqu’aux échelles nationales et globales. Il compare deux processus extractifs parallèles mais connectés dans l’arène minière globale, et dont il s’agit d’étudier les connections: le boom de l’extraction des métaux de la transition énergétique (MTE), qui concerne des métaux comme le lithium ou les terres rares, et celui de l’artisanal and small-scale mining (ASM) qui touche particulièrement la filière aurifère. Cette recherche collective repose sur l’hypothèse centrale d’une écologisation des ressources, entendue à la fois comme une nouvelle rhétorique visant à rendre « indispensable » l’exploitation de certains minéraux, et comme l’ensemble des dispositifs institutionnels et techniques qui y sont liés. Cette comparaison entre filières et ressources vise à prendre en compte l’articulation complexe entre échelles spatiales, temporalités et niveaux d’organisation socio-politiques, pour laquelle un cadre analytique commun est mobilisé. La notion d’« économie morale » permet de prendre en compte la production, la circulation et l’utilisation des sentiments moraux, des valeurs, des normes et obligations dans l’espace social global, qui se superposent à l’économie politique traditionnelle. La notion d’« espaces gouvernables » s’attache quant à elle aux impacts de ces changements, à la fois dans l’arène minière globale et sur les territoires. Cette perspective comparative replace l’étude de la transition énergétique dans le processus plus systémique de « grande transition » en termes de justice environnementale, sociale et globale Nord/Sud. Cette approche répond aux enjeux de l’axe « Sociétés et territoires en transition » en questionnant les transitions spatiales, les identités et les souverainetés territoriales, les rapports sociétés-territoires autour de la gestion des ressources, et les recompositions des relations entre centres et périphéries introduits par les nouveaux booms extractifs. Le projet s’oriente autour de trois axes de recherche : 1) les discours et les dispositifs de la rhétorique de l’écologisation des ressources, perçue comme une nouvelle économie morale globale que nous confrontons aux économies morales des sites extractifs de MTE et ASM (or) ; 2) la mise en pratique de cette écologisation sur les territoires miniers à partir d’une approche bottom up plus localisée des espaces gouvernables, qui indiquent à la fois les réorganisations des flux matériels propres à chaque ressource et leurs infrastructures, et la recomposition des formes de politisation, en termes de justice sociale et environnementale ; 3) une approche comparative entre filières visant à déterminer les forces motrices qui orientent leurs trajectoires respectives. Cette analyse des circulations discursives et matérielles vise à penser les effets de découplage entre filières « vertes » et « sales », dans un contexte de mise en concurrence des territoires extractifs. Les cas d’étude comparatifs ont été sélectionnés au Nord et au Sud pour leur complémentarité, l’expertise des membres du projet et les nouvelles orientations des politiques nationales vers l’extraction de MTE. Les terrains principaux sont la France, où sera mené un terrain collectif visant à renforcer la comparaison, la Nouvelle-Calédonie, la Bolivie et la Côte d’Ivoire. Ils seront complétés par des terrains secondaires (Arizona, Venezuela, Sénégal, Soudan) qui ont été sélectionnés pour servir de contrepoints aux terrains principaux ou pour éclairer des effets de découplage. Sur chaque terrain seront menés des ateliers avec les populations résidentes de manière à échanger sur la transition énergétique et à mener des réflexions communes vers une « grande transition » juste et équitable.

ANR

2022

SPHEROGRAPHIA — Des globes virtuels aux blancs des cartes. Une immersion cartographique dans la mise en récit des changements globaux

Les globes virtuels sont devenus en quelques années un support clé de visualisation des changements globaux, mobilisés tant par les sphères scientifiques que politiques et opérationnelles. Les prenant pour point d’entrée, SPHEROGRAPHIA propose de réfléchir en termes de justice spatiale à l’inégale géonumérisation du monde en articulant une double étude : d’une part, celle de la fabrique de ces globes, pour déconstruire les processus sociotechniques qui participent à la mise en récits cartographiques de l'anthropocène et révéler la disparité de leurs données ; d’autre part, celle des effets de ces dispositifs pour décrypter leur performativité tant sur les imaginaires que sur les engagements politiques de celles et ceux qui les mobilisent ou les alimentent. Il s’agit d’interroger ces images environnementales globales pour mettre en lumière leur part d’incertitudes et les « blancs des cartes » qu’elles manipulent explicitement ou implicitement. L’ambition est aussi d’étudier comment, à l’ère de la post-souveraineté cartographique, des coalitions transnationales s’opèrent pour tenter de rendre visibles des régions spécifiques sur ces globes. L’exemple du Bouclier des Guyanes servira d’étude de cas. Les défis scientifiques sont à la fois méthodologique (concevoir une méthode et un outil de visualisation des déserts de données), théorique (intégrer la dimension informationnelle aux travaux sur la justice spatiale et environnementale) et épistémologique (renouveler les approches critiques de la cartographie). L’originalité du projet est de se saisir d’un objet encore peu travaillé (les globes virtuels) pour aborder la problématique de l’équité informationnelle des territoires en combinant une approche plurielle (analyse spatiale, analyse de discours, géovisualisation, observation participante, création art/science) et multiscalaire associant géographie et géomatique mais aussi histoire, sémiotique, arts plastiques et numériques.

DIM Ile-de-France

2022

TUFAnthrop — Impacts des activités humaines sur les environnements fluviatiles européens à l’Anthropocène et à l’Holocène : les tufs calcaires, nouvelles archives de l’anthropisation

Comme tous les milieux fluviatiles, les tufs calcaires, roches carbonatées se formant à proximité des sources ou dans les cours d’eau, sont particulièrement sensibles aux modifications environnementales, qu’elles soient liées à des changements climatiques ou à des modifications anthropiques. Au cours de l’Holocène moyen et récent, un déclin marqué de ces formations a été mis en évidence, qui serait imputé aux développements des activités humaines, notamment à la déforestation et à la pollution agricole puis industrielle des eaux, aux aménagements et à l’urbanisation. Toutefois, les mécanismes exacts de ce déclin restent largement débattus. Le projet TUFAnthrop propose donc de 1) documenter en détail la dynamique spatio-temporelle du déclin des tufs en lien avec les dynamiques d’occupation et le développement des activités humaines et 2) tracer précisément les effets de ces activités dans des séquences de référence et leur lien avec les changements environnementaux et climatiques holocènes. Les tufs sont déjà reconnus comme des archives-clés pour la reconstitution des dynamiques paléoenvironnementales et paléoclimatiques passées grâce à des approches pluridisciplinaires systématiques. Au cours de ce doctorat, de nouveaux marqueurs sédimentologiques et géochimiques appliqués à ces formations seront développés permettant d’établir les tufs calcaires comme une nouvelle archive essentielle de l’anthropisation des milieux fluviatiles et ainsi de documenter en détail les interactions homme-climat-environnement. La connaissance détaillée des mécanismes affectant le développement des tufs calcaires est par ailleurs indispensable pour la mise en place de mesures adéquates de préservation et restauration de tufs actuels.

Data provenance

Sources : RNSR (MESR), scanR, Annuaire de l’établissement, HAL. Data compiled on 27/10/2026. Found an error? It is corrected in the original source (HAL, RNSR, directory); see how.