CETCOPRA · Unité propre
Centre d'étude des techniques, des connaissances et des pratiques
No description published for this unit yet.
250
HAL publications
8
Researchers
3
Projects
Parent institutions
Université Panthéon-Sorbonne Paris 1
Location
Paris
Founded
1998
Director
Alain GRAS
Persistent identifiers
References for this unit in public registries: they allow cross-checking with other sources and do not change when the name does.
Fields
Share of HAL publications by field
Sociology
101
History, Philosophy and Sociology of Sciences
61
Social Anthropology and ethnology
36
Philosophy
19
Environmental studies
8
Economics and Finance
7
Business administration
7
Geography
3
Santé publique et épidémiologie
3
Agricultural sciences
3
Frequent keywords: chirurgie, robotics, technologies, heidegger, technology, travail, anthropologie, rural areas, plastics, contraception
Researchers
8 people who have published since 2022
Projects
3 projects
2025
Depuis une trentaine d’années, les enjeux environnementaux sont venus bousculer le domaine funéraire et le traitement des dépouilles. Prolongeant l’apparition dans les pays anglo-saxon du mouvement des green-burial, de nouvelles techniques de traitement des dépouilles ont fait leur apparition. Elles ambitionnent de réduire leur empreinte écologique en promouvant l’idée d’un recyclage des dépouilles humaines et d’une remise en circuit des résidus obtenus. Les rares recherches questionnant l’irruption et la graduelle diffusion de ces dispositifs, se sont focalisées sur les États-Unis, et il n’existe pas à ce jour d’étude permettant de documenter et d’analyser de façon critique le déploiement de ces procédés et la façon dont ils mettent en tension les normes juridiques et les normes sociales régissant les pratiques funéraires, au-delà du monde anglo-saxon alors même que différents pays européens réfléchissent à leur légalisation. Afin d’étudier l’irruption de ces techniques et leurs effets, et en se focalisant d’une part sur les deux procédés commercialisés (aquamation et humusation), et d’autre part sur 3 pays d’Europe occidentale (France, Belgique, Suisse) où des débats attestent de l’actualité notamment législative de ces questions, notre projet ambitionne de documenter la manière dont les techniques sont conçues et les promesses qu’elles engagent, en étudiant le rôle joué par les entrepreneurs de morale. Il vise également, en interrogeant le positionnement des acteurs professionnels et institutionnels au regard de ces promesses dans le contexte d’une biopolitique déléguée, à étudier la mise sous tension des normes sociales et juridiques régissant le domaine funéraire. Il s’agit de comprendre si les changements en cours ailleurs, et potentiellement à venir dans les pays européens, s’inscrivent dans la continuité des évolutions techniques passées ou si ces changements rompent plus radicalement avec les systèmes funéraires actuels.
2017
La transition vers des usines du futur engage à une nécessaire réflexion sur les transformations du travail et sur la place des opérateurs alors engagés dans un « agir » en coopération avec un ensemble de nouveaux dispositifs, dont les cobots. Dans ce contexte, l’objectif du projet HECTTOR de recherche collaborative (PRC) alliant SHS (sociologie, anthropologie, ergonomie) et SPI (Génie Industriel) vise à produire des connaissances permettant de soutenir les mutations des organisations productives à moyen et long terme en s’intéressant plus particulièrement : • aux transformations du travail (de production, de maintenance, d’ingénierie et de management) en lien avec l’introduction de cobots et ceci dans les PMEs qui est un notre sens un espace encore trop peu étudié ; • à la place du travail (d’ingénierie, de production, de maintenance, de management) dans ces projets de transformations ; • à la production de modèles et de méthodes permettant de soutenir le conception de situations de travail collaboratif « humains-robots » favorisant le travail « en santé », la performance, et le développement de compétences. Penser le futur des industries et agir sur leur développement nécessite de comprendre ce qui est « déjà la » et d’accompagner la transition vers ce qui « pourrait être » : les trois premières tâches de notre projet renvoient à trois analyses complémentaires (un diagnostic politique, social et technologique, un diagnostic organisationnel, un diagnostic portant sur la collaboration effective humains-cobots) qui serviront de socle à l’élaboration de démarches permettant d'agir sur la conduite des transitions vers des industrie du futur en donnant une place à la diversité d’acteurs impliqués et au question du travail « bien fait ». Ainsi, les retombées et les impacts du projet renverront à différents enjeux: • des enjeux politiques et sociaux. Notre travail pourra aider à penser de manière holistique et systémique les questions de santé/sécurité/développement et de management des transitions vers les industriels du futur. • des enjeux de santé/sécurité au travail et de gestion des compétences à travers l’investigation du rôle effectif de la cobotisation dans le travail dans la réduction/augmentation de certaines pathologies du travail (TMS, RPS), le développement des compétences et l’enrichissement du travail : les cobots et la conduite de leur introduction pouvant favoriser un travail « bien fait » et en santé ou au contraire le rigidifier. • des enjeux de management/conduite des transitions permettant de créer les conditions de réalisations d’un travail soutenable et d'organisations plus agiles. Notre travail permettra de comprendre et d’agir sur la place faites à l’humain dans la conduite des évolutions de l’organisation de leur travail. Dans quelles mesures ces modèles de management de la transition peuvent-ils : intégrer les humains dans les processus de prise de décision et de conception, leur permettre de développer un travail de qualité, qui fasse sens pour eux, et de créer les conditions d’un travail soutenable ? • des enjeux technologiques liées en particulier aux possibilités d’adaptation dynamique des outils de conception (simulation) production et des cobots à la diversité des situations rencontrées par les opérateurs dans le cours de leur action et par les entreprises dans leurs perspectives d’évolutions. Cela implique d’intégrer les enjeux humains, santé/sécurité et organisationnels des les phase amont de conception ou de mutation des systèmes de production. Les résultats de la recherche seront valorisés par des publications dans les disciplines respectives des partenaires et par une publication collective qui fera suite à un séminaire permettant une restitution publique devant un public académique et industriel qui permettra de toucher un public large, notamment PME. Cette publication collective fera état des résultats mais aussi des enjeux méthodologiques liés aux croisements des disciplines SHS et SPI.
2015
Parmi les raisons du rejet des prothèses myoélectriques après une amputation de bras, le nombre réduit d'articulations actives qu'offrent ces prothèses et la complexité des contrôles proposés figurent au premier plan. Parmi les approches de commande actuelles, aucune n'a expérimenté l'utilisation des conséquences de la réorganisation neuromusculaire après l'amputation. Cette réorganisation, responsable de l'apparition d'un membre fantôme mobile chez 77 % des sujets amputés du membre supérieur, génère pourtant au niveau des muscles du membre résiduels des activités myoélectriques spécifiques corrélées aux mouvements du membre fantôme.Nous avons récemment observé que cette réorganisation neuromusculaire induit l'apparition de sous-volumes musculaires fonctionnellement distincts au sein d'un même muscle (cad s'activant de façon distincte et indépendante au sein d'un même muscle en fonction du type de mouvements fantômes exécutés). L'objectif principal du projet PhantoMovControl est de proposer une nouvelle approche de commande exploitant une mesure haute résolution de cette activité myoélectrique du membre résiduel associée aux mouvements du membre fantôme. Notre approche permettra un contrôle naturel et intuitif de nombreux degrés de libertés motorisés et ce sans entraînement lourd : les patients n'auront qu'à exécuter un mouvement de leur membre fantôme pour que la prothèse mime ce geste. L'objectif de ce projet est de développer en 3 ans un kit de contrôle pour les prothèses polydigitales disponibles et de rapidement transférer notre approche de commande aux domaines clinique et commercial. Ce kit de contrôle sera constitué d'une matrice d'électrodes pouvant être placées au contact du membre résiduel dans l’emboîture de la prothèse (éléctrodes ultra-fines sans fils montées sur un support extensibles) et d'un boîtier de contrôle réalisant la classification en temps réel de l'activité myoélectrique associée aux mouvements du membre fantôme et le contrôle de la prothèse polydigitale. Les matrices d'électrodes jusqu'ici disponibles ne correspondant pas à nos exigences, un partenaire industriel spécialiste de cette technologie a été ajouté à notre consortium académique afin d’accélérer le transfert de nos résultats au monde de l’industrie prothétique. Dans le but de rendre ce mode de contrôle robuste et personnalisable (adapté à la variabilité intra et inter-patients), nous étudierons la réorganisation neuromusculaire post-amputation afin d'obtenir des connaissances théoriques sur ces signaux myoélectriques associés à l'action fantôme (leur évolution dans le temps et après entraînement ; leurs variations dues aux mouvements combinés du membre résiduel) pour assurer la capacité du système à fonctionner en tout circonstances. En parallèle, nous étudierons les différents phénomènes anthropologiques, sociaux et culturels qui conditionnent l'appropriation par les patients des technologies d'appareillage prothétiques, afin d'adapter au mieux nos recherches aux attentes réelles des patients. Notre consortium multidisciplinaire, mêlant sciences humaines et sociales, neurosciences et ingénierie, est constitué de 3 partenaires scientifiques (ISM, ISIR, CETCOPRA), 1 partenaire clinique (IRR) et 1 partenaire industriel (Microvitae), qui interagiront dans le cadre de 5 tâches principales. Les ressources principales demandées sont un ingénieur pour le développement des plateformes expérimentales et des algoritmes de commande (ISIR), un chercheur postdoctoral pour l’étude de la robustesse de l’EMG et son évolution après entraînement (ISM), et un ergothérapeute pour l’évaluation fonctionnelle et un prothésiste pour l’adaptation de la prothèse (IRR). Nous sommes convaincus que cette nouvelle interface fonctionnera de façon symbiotique avec la neuroplasticité sous-jacente et ainsi stabilisera le contrôle des mouvements fantômes et leur EMG associé et donc de la prothèse ce qui résultera en une appropriation rapide par le patient de cette technologie.
Data provenance
Sources : RNSR (MESR), Annuaire de l’établissement, HAL. Data compiled on 27/10/2026. Found an error? It is corrected in the original source (HAL, RNSR, directory); see how.