SIRICE · Unité mixte
Sorbonne, identités, relations internationales et civilisations de l’Europe
Affiliation
Themes
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2,896
HAL publications
34
Researchers
8
Projects
Parent institutions
Université Panthéon-Sorbonne Paris 1, Centre national de la recherche scientifique, Sorbonne Université
Location
Aubervilliers
Founded
2002
Director
Marie-Pierre REY
Persistent identifiers
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Fields
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History
1,994
Geography
386
Social Anthropology and ethnology
362
Political science
204
Philosophy
119
Gender studies
104
Library and information sciences
75
Cultural heritage and museology
72
Art and art history
62
Sociology
57
Frequent keywords: histoire militaire, artillerie, première guerre mondiale, histoire de l'armement, musée de l'armée, collections muséales, france, histoire des collections, armée française, europe
Researchers
34 people who have published since 2022
Projects
8 projects
2024
Au croisement de la science politique et de l’histoire, notre projet de recherche interdisciplinaire vise à construire une base de données la plus exhaustive possible sur la militance nationaliste OAS englobant les milliers d’individus jugés par les tribunaux spéciaux, en particulier devant la cour de sûreté de l’État, installée à Paris en 1963. Cette base de données, comprenant une soixantaine d’entrées, permettra, dans une perspective prosopographique, de reconstituer des parcours biographiques, individuels et collectifs, d’élaborer une typologie de ces militants et d’identifier les mécanismes et processus de radicalisation les conduisant à commettre des actes de violence qu’il s’agira de distinguer en fonction de leur nature et de la sociologie de leurs auteurs. À l’issue de ce travail d’analyse des archives judiciaires et policières selon une méthodologie tant quantitative que qualitative, une publication scientifique (numéro spécial de revue, ouvrage collectif et/ou site internet) rendra compte des résultats de la recherche. Cette publication accordera une place importante à des productions graphiques (cartographies fines, à différentes échelles, histogrammes, diagrammes etc.). Il s’agit moins d’un travail d’histoire sur l’Algérie des années 1960 qu’une contribution à l’étude des processus de radicalisation devant déboucher à terme sur une analyse comparée entre acteurs violents à différentes époques et autour de différentes causes.
2024
L’objectif du projet est de reconstruire la philosophie sociale de Scheler en montrant comment différents grands thèmes de Scheler sont systématiquement liés entre eux. Le point de départ de la philosophie sociale de Scheler est le problème de l’intersubjectivité qui, pour Scheler, ne peut être compris que dans une perspective anthropologique. C’est parce que les êtres humains se comportent de manière sympathique les uns envers les autres par le biais de leur comportement expressif visible sur leur corps qu’ils peuvent se comprendre. Ce n’est que parce que les êtres humains sont reliés entre eux par le lien de l’amour vital, ce n’est que parce que leurs sentiments peuvent agir sur les autres dans l’expression de leurs corps et devenir compréhensibles, que l’intersubjectivité humaine est possible. Les êtres humains sont liés entre eux par les différentes formes de sympathie, par le sentiment commun et la participation à la vie d’autrui dans la compassion. Dans la philosophie sociale de Scheler, l’être humain n’est pas le seul à intervenir. Contrairement à de nombreuses autres philosophies sociales, Scheler pense l’être vivant qu’est l’être humain comme étant en contact vital avec la nature vivante qui l’entoure, ce contact étant pensé comme une forme particulière de participation (comprise au sens classique de « faire partie de quelque chose »). Scheler parvient ainsi, en partant des formes simples de la rencontre, à mettre en lumière l’interpénétration des dimensions descriptives et normatives de l’existence humaine. Notre objectif est de comprendre les grands ensembles de problèmes évoqués ici, à savoir l’amour, la vie, la sympathie, la nature, la sociologie et la solidarité, dans leur interaction. Pour ce faire, nous voulons distinguer les perspectives épistémologiques, ontologiques et métaphysiques beaucoup plus fortement que dans la recherche actuelle et montrer qu’une pleine compréhension de la philosophie sociale de Scheler, conçue comme un système, n’est possible que si ces trois perspectives sont clairement distinguées et considérées dans leur droit respectif. La reconstruction de la philosophie sociale de Scheler se fait dans l’intention de montrer qu’elle a un grand potentiel pour apporter une contribution importante aux grandes questions urgentes de notre époque, mais surtout pour exposer leur contexte. Il s’agit d’une part de questions théoriques sur la nature de l’empathie et de la compassion, sur l’importance fondamentale de la sympathie vitale (résonance), des sentiments communs, des sentiments de protection et d’exclusion (honte et ressentiment), et d’autre part de questions pratiques sur la manière dont la solidarité est possible dans des sociétés hautement complexes et socialement différenciées, sur la manière dont nous pouvons penser le rapport à la nature autrement que dans le cadre d’une pensée simplement orientée vers le calcul coûts-bénéfices.
2021
L'historiographie du fascisme italien est en plein renouvellement. Les débats nombreux qui portent sur des éléments qui ne suscitent pas encore un plein consensus (la difficile définition du phénomène fasciste, les liens entre fascisme et totalitarisme, la question des liens entre fascisme,racisme et antisémitisme)ont laissé dans l’ombre des aspects importants. Parmi les champs à explorer, figure celui de l’architecture européenne du fascisme italien. Il ne s’agit pas de la question, déjà abordée, de l’imprégnation et de la « contagion » du fascisme en Europe par des mouvements qui cherchaient plus ou moins à l’imiter ou s’en inspirer. Mais bien de l’articulation et de la présence du fascisme italien à travers l’Europe, par le biais de relais traditionnels. L'objectif est triple: cerner les réseaux fascistes en Europe,analyser les liens entre Italiens immigrés et fascisme, redécouvrir la conception fasciste de l'Europe. Cela dans une dimension éminemment transnationale.
2021
L’intérêt renouvelé pour la philosophie de Max Scheler dans les dernières années est porté par une réévaluation de sa contribution à la théorie de l’intersubjectivité, à la philosophie des sentiments et à la théorie des valeurs. Beaucoup de nouvelles interprétations ne considèrent cependant pas Scheler comme un penseur isolé, mais le comprennent comme un acteur important de l’histoire des débuts du mouvement phénoménologique, une nébuleuse qu’on ne peut comprendre qu’en terme de constellation. Nous souhaitons mettre en évidence le rôle des auteurs française dans cette constellation. Scheler était en contact avec de nombreux auteurs français, et en a reçu des impulsions décisives. Par ailleurs son œuvre a eu un impact important en France et y a joué un rôle central dans l’établissement de la phénoménologie. Comment expliquer cet impact ? Pour comprendre comment la phénoménologie et arrivée en France, Il faut sans doute prendre en compte l’aura de Scheler en tant qu’intellectuel dans l’espace public, et sa capacité à réfléchir de façon critique sur son époque. Le but de ce projet est de renforcer la coopération franco-allemande autour de la pensée de Scheler, non seulement parce que sa réception est particulièrement forte dans ces deux pays mais aussi parce nous considérons que cet auteur s’inscrit dans une constellation franco-allemande. Cette recherche en termes de constellation intellectuelle permet d’établir un lien avec le projet éditorial associé à cette recherche. L’idée centrale de la théorie des constellations est la thèse selon laquelle ne une école de pensée peut se comprendre que dans sa relation avec d’autres paradigmes. Pour notre problématique, cela signifie : 1. Que nous devons reconstruire l’environnement intellectuel des textes de Scheler, en prenant en compte des matériaux qui n’ont pas été assez considérés : les lettres, les conférences, les cours (pris en note par des étudiants), les réseaux intellectuels autour des revues dans lesquelles Scheler a publié. 2. De nombreuses traces importantes de ces constellations se trouvent dans des matériaux non publiés (qui se trouvent dans le fonds Scheler à Munich). 3. L’analyse des constellations ne vise pas seulement à replacer l’auteur d’un texte dans son contexte, mais aussi à retracer l’évolution de sa pensée dans ce contexte. Dans le cas de Scheler, qui n’a cessé de retravailler et de compléter ses textes, cette évolution peut être analysée à partir des modifications successives apportées à ces textes. On peut donc dire que l’édition historico-critique de textes est la condition même d’une recherche en termes de constellation, et c’est la raison pour laquelle nous projetons de construire une base de données. Cette base de données sera également un premier pas pour sortir d’une situation éditoriale désastreuse, car l’édition imprimée dont nous disposons actuellement pose de nombreux problèmes. Cette base de données sera accessible sur une page web en open access.
2021
A European Leap? The History of EC/EU Environmental Policy, 1980–2000 (ELEMENT) étudie le renforcement de la politique de l'environnement de la Communauté Européenne (CE) puis de l'Union Européenne (UE). Aujourd'hui, de nombreuses études estiment que l'UE a une influence dans ce champ qui dépasse celle des états, et qui en fait un leader à l'echelle internationale (Bradford 2020; Hadjiyianni 2019). Ce projet entend tester cette affirmation et expliquer ce renforcement apparent. Pour cela, ELEMENT veut évaluer 1) comment les politiques européennes de l'environnement se sont imposées par rapport à celles des Etats; 2) comment leur technique de gouvernance ont changé, et si cela a signifié le développement d'une approche plus "néolibérale", plus souple avec les pollueurs; 3) si la CE/UE est effectivement devenue un leader international dans ce champ, tant en comparaison avec les autres organisations internationales (OI) qu'avec les Etats-Unis, qui étaient auparavant parfois considérés comme un leader. ELEMENT vise à dépasser la séparation entre trois champs de recherches: 1) l'histoire de l'intégration européenne; 2) l'histoire environnementale et 3) la recherche en science sociales sur les politiques européennes de l'environnement. Ces trois champs sont rarement analysés de concert pour la période 1980-2000, cruciale pour le renforcement de ce domaine de politique publique. ELEMENT les met en relation à travers des concepts communs et des recherches nouvelles fondées sur des sources primaires. Pour cela, une équipe franco-allemande de sept personnes est constituée. Les deux coordinateurs ont une grande expérience de coopération internationale et dans l'histoire des politiques économiques et sociales européennes, y compris, dans une certaine mesure, dans le domaine environnemental. L'équipe inclut aussi Christophe Bonneuil, un expert dans l'histoire de l'environnement, des sciences et des technologies. 4 doctorants vont travailler sur 4 sujets complémentaires (taxe carbone et émissions automobiles à Paris; pollution de l'eau et "verdissement" de la PAC à Munich). Le conseil scientifique est composé de spécialistes de politiques européennes de l'environnement (en histoire et en sciences sociales) et de spécialistes d'autres pays européens, afin de compléter l'expertise de l'équipe de coeur. La valeur-ajoutée franco-allemande est double: 1) ELEMENT vise à dépasser les frontières entre trois domaines historiographiques; 2) le projet vise à créer un groupe franco-allemand servant de base pour des recherches internationales plus larges. L'équipe franco-allemande adopte une approche intégrée, avec des réunions régulières, des voyages communs aux archives, des publications et des évènements de valorisation communs. ELEMENT vise à produire une recherche sur un sujet d'actualité crucial, tout en encourageant la coopération internationale et interdisciplinaire à la croisée de plusieurs domaines de recherche qui dialoguent encore assez peu entre eux.
2017
La transparence est aujourd’hui considérée comme une valeur politique, synonyme de démocratie, de participation et de responsabilité. On oublie ainsi deux points: les exigences de transparence ne sont ni passagères, ni réellement nouvelles, mais liées à des contextes déterminés et dotées d’une histoire propre. De plus, elles ont des effets ambivalents. Comme il n’y a encore pratiquement pas d’études historiques de la transparence, nous avons mis l’accent sur l’histoire politique. Apparemment, la transparence est une propriété d’un système politique. En réalité, elle s’exprime dans des exigences politiques de transparence, venues du bas, en particulier pour l’accès à l’information et les questions que le politique rend « lisibles ». Nous entendons nous concentrer sur l’histoire des demandes de transparence dans le domaine politique en Allemagne et en France. Nos directions d’enquêtes portent, premièrement sur l’histoire des commissions d’enquête parlementaire entre 1890 et 1970 environ, et deuxièmement sur deux scandales qui ont eu un fort effet dans le domaine du financement des partis (le scandale Flick et l’affaire Urba). Cela est lié à plusieurs interrogations : quand est-ce que la transparence est devenue une exigence effective ? Quelles mesures ont-elles été proposées ? Qui étaient les acteurs principaux ? Dans quelles configurations ? L’exigence de transparence a-t-elle produit plus ou moins de connaissance des processus politiques? A-t-elle fortifié la confiance politique, ou au contraire l’a-t-elle réduit ? Parmi les théories de la transparence, se signalent les catégories analytiques mises au point par David Heald [Heald, 2006]. Parmi nos hypothèses de travail figure l’idée, selon laquelle les demandes de transparence durant la première moitié du XXe siècle portaient plutôt sur des membres du personnel politique, selon une perspective individualisée et au cas par cas. À partir des années 1970-1980, l’injonction de transparence a pris une nouvelle dimension, et cette exigence s’est portée sur le système lui même, sommé de se montrer transparent. À l’appui de cette hypothèse interprétative, un argument peut être évoqué: l’exigence croissante de transparence n’a pas renforcé la confiance dans la démocratie. En outre, la configuration générale et les acteurs ont changé. À partir des années 1980, sont apparus, aux côtés de la presse, de nouveaux acteurs issus de la société civile, qui ont plaidé pour des instruments producteurs de transparence. Le projet ici proposé s’inscrit dans le fil d’une coopération entre chercheurs français et allemands associés depuis 2011 dans des études historiques sur la corruption. Cette nouvelle thématique élargit et complète ces recherches antérieures, dans la mesure où la transparence est comprise, dans le contexte, comme un concept opposé à celui de corruption. Ce projet de recherche bénéficiera du réseau scientifique international de ses animateurs.
2016
La Seconde Guerre mondiale représente une césure dans l'histoire de l'intégration européenne. Mais jusqu’à quel point ? Même si le processus d'intégration européenne est de plus en plus inséré dans des développements de longue durée, ancrés dans le XIXe siècle, la guerre reste en tant que telle une césure profonde dans la plupart des travaux. Le présent projet souhaite interroger cette césure classique de manière critique en étudiant la coopération des États européens pour la régulation des réseaux d'infrastructures transfrontaliers pendant la Seconde Guerre mondiale et en corrélant les développements de cette période aux évolutions antérieures et postérieures. Dans ce cadre, l'accent sera mis sur l’Union des postes et télécommunications européennes (Europäische Post und Fernmeldeverein). Cette organisation internationale fondée en 1942 sur une initiative germano-italienne, avec une large base de membres européens, mérite attention. Le travail original qu’elle a mené en toute stabilité pendant deux ans témoigne aussi de nombreuses continuités avec les développements à l’œuvre avant 1939 et après 1945. La thèse de départ est que non seulement l'intégration européenne a été poursuivie dans ces secteurs socioéconomiques décisifs que sont les infrastructures, en dépit des fractures politiques, idéologiques et militaires des années de guerre, mais que cette dernière a approfondi la dynamique, jouant un rôle catalyseur sur le continent. Dans ce contexte, les relations franco-allemandes complexes car faites à la fois de collaboration, de coopération et de conflit ont joué un rôle clé. Ce projet franco-allemand est structuré en trois axes de travail interdépendants : (1) l'Europäische Post und Fernmeldeverein pendant la guerre (2), les continuités, discontinuités et césures dans la coopération dans les domaines des postes et des télécommunications d’un après guerre à l’autre et (3) la comparaison à d'autres réseaux d'infrastructures. En rassemblant des spécialistes français et allemands aussi bien de l'histoire de la coopération européenne dans les infrastructures en général et les postes et les télécommunication en particulier, que de l'historiographie franco-allemande, et de l'histoire de l'intégration européenne, il promet une articulation novatrice de ces différents champs autour d’un objet méconu mais clairement circonscrit. Enfin, ce projet vise également à créer des passserelles entre les sites impliqués en Allemagne et en France, ainsi qu’entre les réseaux de recherche existants afin d'ouvrir de nouvelles perspectives en termes de contenu et d’institutions à la collaboration scientifique franco-allemande.
2013
Nous demandons la prolongation d’un projet de recherche, déjà financé par l’ANR et la DFG, sur l’histoire de la corruption politique en France et en Allemagne aux XIXe et XXe siècles (POC/K). Au vu des recherches historiques récentes en Europe, la corruption ne renvoie pas à des pratiques spécifiques de certains gouvernants, que l’on pourrait définir par des critères simples (vénalité des échanges p.ex.), mais à des perceptions critiques du pouvoir, voire des accusations. Les réseaux de patronage existants et les pratiques de faveurs individuelles jusqu’alors coutumières ne sont plus socialement acceptés, mais condamnés au nom de normes culturelles et politiques en évolution. C’est ce que signalent certains termes neufs, comme le mot « favoritisme » apparu en français entre 1815 et 1830 ; c’est ce que signale surtout le mot ancien de « corruption », qui se charge de sens nouveaux. S’interroger sur l’augmentation ou la diminution de la corruption depuis plusieurs siècles est donc un non-sens : la corruption est un curseur qui marque les limites à partir desquelles certaines pratiques de faveurs, de collusions et de patronage sont condamnées dans une société à un moment donné. Sont corrompues les formes d’influence, ou de gestion d’intérêts par des détenteurs de mandats publics, jugées contraires à une morale civique qui fait l’objet de transactions et de débats. Autant que les spécificités nationales, les configurations des débats sont une clé pour comprendre pratiques et normes. Ce nouveau projet est construit avec des enquêtes comparatives franco-allemandes orientées dans trois directions de recherches : 1. Intérêts privés, intérêt général, intérêt national (1870-1939). L’argent immoral et les profiteurs de la guerre. Cette direction d’enquêtes se concentre sur les accusations de corruption lancées contre les entreprises qui ont réalisé des profits élevés en temps de guerre ou immédiatement après. 2. Les faveurs au village et dans le quartier. La corruption au niveau local (1900 – 1980). Il s’agit d’analyser dans une perspective localisée les affaires de corruption en lien avec les réseaux d’influence qui sont dénoncés. 3. Les réseaux des „chevaliers blancs“. L‘histoire des critiques de la corruption (1900 – 1980). Cette enquête met l’accent sur les acteurs qui ont assuré le rôle de critiques spécialisés de la corruption, et sur leur influence. Ces trois directions d’enquêtes conjuguent deux approches différentes. Elles permettent une analyse avec des jeux d’échelle entre un niveau national (macro), des études localisées (méso), et une perspective micro à hauteur d’hommes. Elles offrent aussi une voie d’accès à des situations sociales et politiques très spécifiques : les situations de guerre, exceptionnelles et denses en événements historiques, les activités politiques à l’échelle locale, dans des sociétés marquées par des logiques de proximité, enfin le rôle des médias modernes et de leurs protagonistes dans l’organisation des débats publics. En conséquence, nous nous attendons à ce que la tolérance sociale à l’égard des déviances, ou des transgressions de normes, soit particulièrement faible dans le cas de l’économie de guerre, mais beaucoup plus élevée dans le cas des politiques locales. Cela signifierait que les pratiques s’inscrivent, du côté des élites locales, dans une continuité relative, que l’on ne retrouve pas pour l’industrie de l’armement, soumise à une pression plus pesante. En ce qui concerne les dénonciateurs de la corruption, ou « chevaliers blancs », nous supposons que leurs propres réseaux d’information et d’influence étaient particulièrement dissimulés au public. L’existence de ces réseaux, maintenus dans l’ombre, influençait, vraisemblablement, la manière dont ces acteurs dénonçaient des transgressions au nom de la lutte contre la corruption. Si ces hypothèses viennent à se confirmer, il faudrait sans parler de seuils de tolérance variables, liés à une casuistique pratique, plus qu’à des conflits normatifs.
Data provenance
Sources : RNSR (MESR), Annuaire de l’établissement, HAL. Data compiled on 27/10/2026. Found an error? It is corrected in the original source (HAL, RNSR, directory); see how.