Mondes Américains · Unité mixte
Mondes Américains
No description published for this unit yet.
850
HAL publications
34
Researchers
5
Projects
Parent institutions
Université Panthéon-Sorbonne Paris 1, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales Paris, Université Paris Nanterre, Centre national de la recherche scientifique
Location
Aubervilliers
Founded
2006
Persistent identifiers
References for this unit in public registries: they allow cross-checking with other sources and do not change when the name does.
Fields
Share of HAL publications by field
History
467
Social Anthropology and ethnology
213
Sociology
33
Political science
28
Art and art history
16
Archaeology and Prehistory
16
History, Philosophy and Sociology of Sciences
15
Literature
14
Gender studies
14
Law
10
Frequent keywords: race, mexico, latin america, violence, espagne, france, esclavage, bolivia, bolivie, venezuela
Researchers
34 people who have published since 2022
Projects
5 projects
2025
Le projet vise à mettre en lumière comment les peuples autochtones des Amériques ont contribué à façonner la pratique et le développement des savoirs normatifs dans des contextes de relations de pouvoir asymétriques sur le long terme. Est-il possible de forger un nouveau récit qui tienne compte de l'action des autochtones dans l'élaboration des savoirs normatifs ? Pourquoi ce nouveau récit pourrait-il avoir une valeur sociale et politique ? Comment explorer ces questions dans une perspective interdisciplinaire qui aide à combler le fossé entre les traditions académiques et les communautés épistémiques ? Le projet répondra à ces questions grâce à l'analyse systématique et au catalogage des recherches actuelles dans le domaine, à l'analyse d'études de cas basées sur des recherches d'archives et des travaux ethnographiques sur le terrain, et à la construction d'un lexique historique des catégories politiques, sociales et religieuses.
2023 – 2026
This project combines approaches from anthropology and film studies to investigate how the systematic use of audiovisual equipment and techniques has contributed to the creation and consolidation of the position of ‘the filmmaker’ in Brazilian indigenous communities. Designed in collaboration with indigenous filmmakers, it will study three communities from different parts of Brazil, each with different histories and traditions of filmmaking - the Kuikuro, the Maxakali, and the Guajajara. In undertaking these studies, BFIC proposes an expanded and comparative analysis of the filmmaker's consolidation as a new social-political position that holds great prestige alongside traditional roles like the community leader, the health agent, the shaman, and the teacher. Around 90% of Brazilian indigenous communities now have their own filmmaker. They are responsible for transmitting technical audiovisual knowledge to younger generations; for cultural registration; and for disseminating information to mainstream media. However, it is also undeniable that indigenous production has gone beyond the limits of ‘ethnographic film’ and occupies a place in wider cinematographic culture. The filmmaker is therefore central to the exchange of symbolic production, and their work contributes to subverting and decolonising commonly held visual notions of what it is to be indigenous. The open access journal articles and collaborative short film produced by this project will explore the consolidation of the position of ‘filmmaker’ in detail for the first time. Alongside a range of dissemination activities targeted at academics and an interested general public, it will also hold audiovisual workshops in indigenous villages to directly strengthen ties between the Kuikuro, Maxakali and Guajajara communities. In doing so, BFIC will help to reinforce the struggle of indigenous peoples for the right to land, life and the preservation of the environment.
2021
INTERRUPTIONS interroge le rapport à l'environnement des sociétés primo-mécanisées dans des territoires sous contrainte extractiviste de l’Amérique du Sud, à travers l’étude des accidents, des pannes et des temps morts comme fabrique de paysages, de technicités et de sociétés. L’avancée des fronts extractifs sur les territoires autochtones en Amérique du Sud a été normalement comprise comme un mouvement linéaire d’intégration et de standardisation globale de populations et d’écosystèmes jusqu’alors périphériques et hétérogènes. Or ces territoires se caractérisent par une grande quantité d’accidents, frappante sur le terrain mais peu prise en compte par les administrations, qui ont lieu dans des contextes informels et parmi des populations souvent primo-mécanisées (femmes, enfants, amérindiens). De même, le fonctionnement des industries extractives dans ces contextes distants et mal régulés est fréquemment interrompu par des aléas sociaux (blocage de routes, grèves…) ou environnementaux (inondations, séismes, feux…) à l’origine de nombreux temps-morts quotidiens. Ces interruptions sont à la base de détournements, de réparations ou de contournements dont on peut faire l'hypothèse qu'ils façonnent ces territoires autant que ne le font les politiques publiques ou les actions des acteurs dominants. Les paysages extractifs de l’Amérique du Sud sont ainsi jalonnés d’accidents et de monuments mortuaires le long des routes, leurs quotidiens sont ponctués de temps-morts et d’attentes, et leurs paysages, marqués de cicatrices. Ces pannes et accidents, rarement étudiés, l’ont été partiellement du seul point de vue des politiques de sécurité et de prévention routière et du travail. INTERRUPTIONS étudie les accidents, dysfonctionnements et temps-morts en tant que fabrique d’espaces, de technicités et de société. Il aborde deux espaces sud-américains sous contrainte extractiviste, les Andes méridionales et le Grand Chaco, à travers trois axes de recherche: 1) Accidents, fabrique de paysages et de mémoires, étudie les traces documentaires, mémorielles, ethnographiques et matérielles des pannes et des accidents dans les territoires amérindiens en tant que ré-élaborations des rapports à la mort, au temps et à la nature 2) Technicités et affordances des dysfonctionnements, s’intéresse aux formes de réparation et d’entretien des engins mécaniques en marge des circuits formels, des affordances et des normes d’utilisation prévues. 3) La vie des temps, l’agentivité sociale des interruptions étudie ce que les interruptions et les temps morts font aux rapports sociaux, de genre, ethnique ou inter-générationnels, notamment dans le cadre de la pandémie du COVID-19. INTERRUPTIONS est porté par trois grands laboratoires (CREDA, Mondes Américains, PRODIG) qui partagent une implantation commune au Campus Condorcet et réunit une équipe jeune, paritaire, multidisciplinaire et internationale, avec une longue expérience des terrains sud-américains. Le projet envisage le recrutement de 3 post-docs et s’organise autour de 4 work-packages regroupant les différentes tâches de la recherche ethnographique, spatiale et historique qui nourriront la plateforme virtuelle INTERRUPTIONS, à la fois outil et résultat de ce projet. Il contient une stratégie d'attenuation des risques et de veille aux aspects éthiques et aux critères de genre. Outre l’impact scientifique attendu de cette recherche inédite, elle permettra de sensibiliser les administrations publiques sur l'identification et la prévention des accidents du travail et de la route dans les contextes amérindiens. Les principaux livrables de ce projet sont : i) Un séminaire permanent au Campus Condorcet; ii) la plateforme et musé virtuel INTERRUPTIONS Les territoires extractifs autrement; iii) trois journées d’études et un colloque final donnant lieu à trois dossiers thématiques et un ouvrage collectif; iv) dix articles collectifs dans des revues internationales; v) la présentation d’un projet relai H2020.
2021
Les régions d’expansion agricole en Amazonie brésilienne se caractérisent par des conflits pour le contrôle de l’espace et des ressources naturelles qui approfondissant les inégalités sociales, la ségrégation économique, et la soumission des populations pauvres rurales et des minorités ethniques aux groupes dominants. Plus que d’une somme de conflits individuels, il s’agit de configurations socio-économiques et institutionnelles permettant à certains groupes de faire appel à l’intimidation, à la violence physique, voire à l’assassinat. À partir de cas ethnographiques minutieusement documentés et d’analyses spatiales et juridiques, le projet transdisciplinaire explicitera les mécanismes institutionnels et économiques à œuvre, montrera comment ces derniers contribuent à recomposer les rapports sociaux dans l’espace et analysera les reconfigurations politiques des mobilisations sociales.
2012
Les processus diversifiés de “mise en patrimoine” d’éléments culturels, matériels et immatériels, deviennent depuis plusieurs années l’un des moyens par lesquels les groupes amérindiens recherchent une visibilité et une reconnaissance dans un paysage social et politique marqué aujourd’hui dans la plupart des pays américains par le multiculturalisme institué en mode de gouvernance. Les phénomènes de patrimonialisation culturelle, amplement étudiés ailleurs (surtout en Amérique du nord) sont moins connus pour les espaces méso et sud américains et encore moins pour les sociétés amérindiennes. Au sein de ces groupes, les conceptions de ce qui doit se conserver ou s’oublier, les manières de transmettre les connaissances et les savoirs, les modes d’historicité semblent bien souvent aller à l’encontre de l’idée même de la patrimonialisation telle qu’on l’entend dans le monde européano-centré. Par ailleurs, suivant des médiations et des formes d’inculcation de schèmes formulées en dehors des sociétés amérindiennes, celles-ci transforment aujourd’hui certaines de leurs pratiques quotidiennes en éléments d’un patrimoine culturel objectivable, transmissible et conservable. Ces procédures sont globalement liées à un discours procédant par objectivation, essentialisation et ethnicisation des cultures indigènes. Les formes de transmission mémorielle des sociétés amérindiennes et minorisées ont alors une double dimension. D’une part, elles se construisent dans une matrice culturelle et sociale locale qui leur est propre. D’autre part, elles sont aussi, pour beaucoup, désormais investies au sein d’un monde globalisé en tant que ressources mobilisables pour conforter une identité collective, voire de nouvelles formes d’indianité. L’analyse des configurations patrimoniales que l’on peut observer sur le terrain demande alors une élucidation de ces formes d’imposition et d’adaptation mais aussi la compréhension de la manière dont les acteurs indigènes ont su, en retour, se réapproprier un droit à construire un discours propre sur leur culture et à l’instituer comme source d’une affirmation identitaire. Pour comprendre les diverses déclinaisons du processus de patrimonialisation culturelle dans la trentaine de sociétés amérindiennes étudiées dans ce projet, l’enquête se développera selon trois angles d’analyse complémentaires : • les régimes de temporalité, d’historicité (au sens large) et de savoir ; • la “fabrique” des patrimoines, leur construction sociale et leurs usages politiques ; • les logiques institutionnelles et les formes locales de gouvernance multiculturelle. La vingtaine d’anthropologues rassemblés dans ce projet sont engagés de longue date sur les terrains étudiés, couvrant un vaste échantillonnage de situations locales et de réponses diverses données au processus global de la patrimonialisation culturelle. Le projet, résolument comparatif, ne s’attache pas à dresser une typologie des similitudes et des différences entre les formes de mise en patrimoine mais plutôt à comparer des représentations catégorielles, des cadres, des relations, des processus de construction de sens et de composition des discours. À travers l’étude de la patrimonialisation culturelle, prise comme révélatrice de jeux d’acteurs, de stratégies de définition de soi et de construction du politique, l’enjeu est d’aborder deux phénomènes étroitement associés : d’une part, il s’agit d’appréhender les modalités de l’insertion des sociétés amérindiennes dans la modernité et leur capacité à l’investir, en mettant au jour les formes de cohabitation et de composition de régimes de savoirs et d’historicité générés à travers la patrimonialisation ; d’autre part, à travers l’analyse de ce processus, le projet entend éclairer la genèse et des développements contemporains des configurations multiculturelles qui caractérisent l’espace politique des régions méso et sud américaine.
Data provenance
Sources : RNSR (MESR), Annuaire de l’établissement, HAL. Data compiled on 27/10/2026. Found an error? It is corrected in the original source (HAL, RNSR, directory); see how.