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DIM Ile-de-France

DIM Ile-de-France

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72 projects, most recent first. Page 2 of 2.

DIM Ile-de-France

2018

AMIE — Archéologie et microscopie électronique

Le projet Archéologie et Microscopie Electronique – AMIE a pour objet de faire monter en compétence la plateforme SIMO (Service d’Imagerie et de Microscopie Optique) de la Maison Archéologie & Ethnologie, René-Ginouvès (MAE), en l’ouvrant à la microscopie électronique. Cette plateforme actuellement dédiée à l’analyse des vestiges anthropiques et naturels via un parc de microscopes optiques, sera ainsi en mesure d’accroître son offre en matière d’acquisition et d’exploitation des données. Ce nouvel équipement, un microscope électronique à balayage (MEB) conventionnel à pression variable couplé à un détecteur EDS (Energy dispersive spectrometry), fera émerger de nouvelles perspectives de recherche pour les membres des laboratoires SHS et leurs étudiants en lien avec les sciences chimiques. Il interviendra dans de nombreux champs d’application pour répondre à des problématiques technologiques et fonctionnelles sur des objets anthropiques de différents matériaux (roches, matières osseuses, terre cuite et non-cuite, métal, bois), sur des restes humains et notamment des dents ou encore sur des restes de faune. Il permettra également aux spécialistes des paléo-environnements de préciser leur détermination par une observation plus fine des structures et des tissus des micro-organismes et des écofacts (graines, charbons, phytolithes, pollens, amidons). Ces différentes applications s’articuleront autour de projets transversaux relatifs à l’étude des systèmes techniques et économiques des sociétés du passé, des ressources de l’environnement et des paysages naturels ou culturels, dans la synchronie et la diachronie.

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2018

CAMELIDOM — Des chasseurs aux éleveurs dans les Andes centrales : analyse du processus de domestication des camélidés au Pérou

Les lamas et les alpagas ont été domestiqués à la période précéramique à partir de deux espèces sauvages : les guanacos et les vigognes. Les deux espèces domestiques ont joué un rôle économique et symbolique majeur dans le développement des sociétés préhispaniques. Les travaux archéozoologiques et génétiques montrent qu’il existerait trois centres indépendants de domestication et que ce processus aurait eu lieu entre 6000 et 3800 BP. Le centre de la zone centrale andine est documenté à partir de l’étude du site de Telarmachay (Pérou). Ces études suggèrent que cette région fut un foyer primaire de la domestication des camélidés 2000 ans avant les sites de l’aire centre-sud. Telarmachay a livré plus de 400 000 restes fauniques bien conservés composés de 65 à 89% de camélidés, datés entre 9000 et 3800 BP, une séquence stratigraphique couvrant ainsi tout le processus de domestication. En reprenant l’étude des camélidés de Telarmarchay avec une approche archéozoologique multicritère et pluridisciplinaire, ce projet propose de documenter l’évolution de la diversité et de l’abondance des camélidés sur l’ensemble de la séquence archéologique et de mettre en évidence la transition entre l’acquisition des animaux par la chasse et le contrôle plus marqué du troupeau au travers de l’élevage. Aux outils classiques de l’archéozoologie s’ajouteront des analyses en morphométrie géométrique des restes dentaires et du squelette appendiculaire. En effet, seule cette combinaison permettra d’accéder à une identification taxinomique à l’échelle de l’espèce et aux marqueurs du processus de domestication. Des analyses en géochimie isotopique et radiogénique permettront de reconstruire le régime alimentaire et la mobilité résidentielle des camélidés. Enfin le cadre chronologique sera confirmé à l’aide de datations 14C effectuées directement sur les ossements des camélidés afin de documenter la dynamique des processus à l’échelle des Andes.

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2018

AMIDON — Analyses Microbotaniques Interdisciplinaires sur Objets Néolithiques

Les études sur les grains d’amidons visent à répondre à des problématiques liées à l’exploitation de plantes et de l’alimentation dans le passé, et cela dès le Paléolithique supérieur. Cependant, la très grande majorité des études concernent des sites situés en zone intertropicale. A travers le présent profil post_doctoral, le laboratoire Trajectoires (UMR 8215), le laboratoire d’Archéozoologie, Archéobotanique : sociétés, pratiques et environnements (UMR 7029) et le laboratoire des Archéologies et Sciences de l’Antiquité (UMR 7041), souhaitent développer conjointement cette méthode, pour la première fois, en France métropolitaine afin d’aborder la question de la transformation des végétaux et leur préparation durant le Néolithique ancien en Europe nord-occidentale (environ 5200_4700 av. J.C.). Il s‘agira de constituer un référentiel de grains d’amidon actuels, inédit jusque_là, à l’échelle du nord_ouest de l’Europe, et de prélever des échantillons sur différents supports archéologiques, notamment des meules et des céramiques issus de sites du Néolithique ancien dans le Bassin parisien. Ce projet permet d’apporter des éléments de réponse aux problématiques liées à (1) l’exploitation de plantes sauvages et cultivées, aussi bien les graines de plantes annuelles, que des tubercules, dont l’utilisation est très peu connue en raison de leur mauvaise conservation, (2) la fonction de différents outils comme des meules, ou contenants, notamment céramiques. En travaillant en synergie avec d’autres disciplines comme la carpologie, et la tracéologie sur macro_outillage lithique, les données obtenues par notre étude des grains d’amidon est susceptible de compléter, voir même modifier la vision que nous avons actuellement sur l’alimentation végétale des premières populations agricoles en Europe du nord_ouest.

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2018

PaintItBlue — Un pigment rococo ? Enquête sur les mondes sociaux du Bleu de Prusse à Paris au dix-huitième siècle.

A vocation interdisciplinaire, construit au carrefour entre les sciences humaines et sociales et les sciences physico-chimiques, ce projet entend faire l’histoire d’un pigment nouveau, le bleu de Prusse, inventé à Berlin vers 1706, au moment de ses premières expérimentations et appropriations chimiques, esthétiques et socio-économiques dans le Paris du dix-huitième siècle. A partir de sources hétérogènes (tableaux anciens, analyses physico-chimiques, archives notariées, littérature technique….), cette enquête veut mesurer l’utilisation de ce pigment par les peintres de l’Académie royale de peinture et l’inscrire dans les réseaux d’approvisionnement en matériaux d’artistes dans le Paris des Lumières. Elle est fondée sur l’étude conjointe des bases de données et des analyses produites par le C2RMF, des archives notariées et de la littérature technique du temps. Le projet vise ainsi à éclairer les acteurs sociaux impliqués dans les innovations autour du bleu de Prusse — apothicaires, chimistes, peintres, mais aussi marchands épiciers et entrepreneurs. Il entend comprendre plus finement les recettes et les arts de faire à l’origine de ce nouveau pigment, en confrontant sources physico-chimiques et sources historiques. Enfin, il espère restituer les contextes socio-économiques locaux qui rendirent possible l’innovation et l’appropriation de ce nouveau pigment dans la peinture produite et exposée à Paris au dix-huitième siècle en lien avec les développements majeurs de la chimie.

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2018

ECSPER 2F — tEChniques d’analyse pour la Sauvegarde et l’étude de PEintures Rupestres de la Forêt de Fontainebleau

Le projet « Techniques d’analyses pour la sauvegarde et l’étude des peintures rupestres de la forêt de Fontainebleau » (ECSPER 2F) consistera en l’accueil du professeur Juan Francisco Ruiz, spécialiste de l’art du Levant espagnol, afin qu’il apporte aux deux laboratoires coporteurs du projet (UMR 7194 HNHP et UMR 7041 Arscan) son expertise dans le domaine de techniques non invasives d’analyses de peintures (imagerie hyperspectrale, spectroscopie Raman, fluorescence X) et de la modélisation 3D par photogrammétrie. Il s’agit en pratique de documenter et analyser des abris peints dans le massif forestier de Fontainebleau (Seine-et-Marne) qui sont actuellement en cours d’étude dans le cadre d’un Programme Collectif de Recherche soutenu par la DRAC Île-de-France. Le but, à terme, est d’établir une collaboration permettant d’acquérir et de partager connaissances et compétences dans le domaine de la conservation et de la protection des sites rupestres menacés. Des progrès dans le domaine de l’analyse des techniques picturales préhistoriques sont également attendus. Cette collaboration de terrain s’accompagnera de plusieurs conférences et échanges scientifiques, au sein des deux laboratoires coporteurs, en vue d’un partage sur les processus analytiques appliqués, bénéfique notamment pour les coporteurs engagés dans plusieurs recherches sur les sites d’art préhistoriques et dans des projets au sein du DIM Matériaux anciens et patrimoniaux.

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2018

ValEuRT — Vallée de l'Eure : une rivière, des territoires

Ouvert à l’ouest du Bassin parisien, le bassin versant de l’Eure présente une occupation humaine plurimillénaire encore peu étudiée. A l’interface de différentes cultures matérielles, l’Eure apparaît comme une zone archéologique clef pour comprendre les dynamiques de peuplement et la structuration des territoires ainsi que les mécanismes d’interaction entre les sociétés et leur milieu sur la longue durée. La mise en oeuvre d’une approche géoarchéologique et paléoenvironnementale doit permettre de mieux cerner les grandes étapes de l’évolution des paysages et de reconnaître et insérer les sites archéologiques dans leur contexte environnemental passé et présent, et ainsi optimiser l’approche archéologique et de conservation du patrimoine. Objectifs et description de la mission : 1) A échelle large : réaliser une cartographie géomorphologique de la partie médiane de la vallée de l’Eure et de ses principaux affluents (entre Anet et Bueil) afin d’en définir le potentiel géoarchéologique et paléoenvironnemental. 2) A échelle moyenne : établir le budget sédimentaire holocène à l’échelle d’un sous-bassin (Radon) à partir de la cartographie des formations superficielles et d’une analyse stratigraphique des remplissages de fond de vallon/vallée. 3) A échelle locale : reconstituer le paléoenvironnement fluvial autour d’un site archéologique récemment découvert (sanctuaire gallo-romain de Guainville) à travers une analyse des paléo-tracés de l’Eure et du remplissage des paléo-chenaux.

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2018

ECSPER 2F - Film — Les couleurs du cerf

Ce film propose de suivre l’étude d’une peinture rupestre « cachée » dans la forêt de Fontainebleau. Cette peinture retrouvée dans un abri n’est pour l’instant pas accessible à nos regards, masquée par des dépôts de différentes natures. Les chercheurs de l’ArScAn et de l’HNHP ont invité un spécialiste espagnol, Juan Ruiz Lopez (projet ECSPER 2F) pour faire émerger cette peinture et étudier sa relation avec l’art du Levant, 1000 km plus au sud. Certaines figures de cet art réparti entre Catalogne et Andalousie présentent des similarités avec la peinture de Fontainebleau, ce qui plaide pour une même attribution à la période mésolithique. Connaissant l’histoire artistique ancienne et plus récente du site, quoi de plus logique que de confier à un dessinateur le soin de nous conter cette aventure scientifique ? A l’aide des techniques de compositing et d’animation par morphing, ce récit nous présentera de manière dynamique les résultats de cette étude. Il portera aussi l’ambition de sensibiliser un large public à la valeur du patrimoine de la forêt de Fontainebleau et de transmettre le souci de préserver et protéger les oeuvres qui l’habitent.

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2018

AEMBT — Techniques de construction de l'Antiquité et du haut Moyen Âge dans la région méditerranéenne : d'Est en Ouest

The workshop Ancient and Early Medieval building techniques in the Mediterranean area: from East to West that will be held at the University of Paris 1 Panthéon-Sorbonne on the 12th, 13th and 14th of December 2018 is part of the Marie Sk_odowska Curie European ACTECH project (G.A.703829), devoted to the study of the ancient construction techniques in the Near East from the Roman period to the Early Islamic era and on the transmission and diffusion of these techniques in the Mediterranean basin. The study of building techniques leads to a complex analysis of historical buildings from different points of view. Characterizing a wall structure and defining different building techniques in order to determine the construction history of buildings means overturning the accepted “style-analytical” approach in order to understand the architecture. This workshop aims to address the theme of building techniques and technologies in the ancient Mediterranean basin, starting in the Hawran region where Roman-Byzantine construction know-how came into contact with much older building technologies, and here the first examples of Islamic architecture were developed—a sort of “natural bridge” between East and West. In this fertile basin of local experiences new building techniques and architectural typologies developed and from there spread throughout the Mediterranean basin. The interlinking between different regions and cultures in the ancient world, and the creation of networks and relationships between men, objects and ideas, is not a new theme; but the phenomenon needs to be studied more in depth, and it is possible only if we consider ancient societies on the basis of innovative approaches. For this reason, the workshop will bring together scholars working from different disciplines, periods and geographical areas to explore this complex theme and to encourage future interdisciplinary collaborations. The topic will cover more than nine centuries (2nd-11th), a period of fundamental importance in the history of the Near East and the entire Mediterranean basin, which went on to influence the destiny of a large part of Europe. Thus, a greater understanding of Near Eastern buildings would surely contribute to the European debate and may also improve our knowledge of the development of ancient architecture in the Mediterranean, thus offering a new and updated contribution to current historiographic research regarding the transitional phase from Late Antiquity to the Middle Ages. The study of the ancient construction techniques as a subject has undergone much development in recent years. The Spanish Journal “Arqueologia de la Arquitectura” in 2005 dedicated a monographic number to the construction techniques in the Medieval Western Mediterranean. In 2006 a conference held in Paris at the ENS opens a fruitful season for the study and the understanding of the Roman construction practices with the following conferences in Merida (2007), Siena (2009), Paris (2011), Padua (2012) and Oxford (2015). Furthermore in Padua, a seminar organized in 2013 focused on “Construction techniques and building cycles between the 6th and 9th centuries, between East and West-Tecniche costruttive e i cicli edilizi tra VI e IX secolo, fra Oriente e Occidente”. If on one hand the workshop Ancient Construction Techniques is in line with this relatively recent but well-established tradition of studies, on the other, it wants to bring its specific contribution to the study of construction techniques in the ancient world. The workshop in fact takes into consideration a broader chronological framework, which starts from the Roman period (2nd century AD) to the first five centuries of Islam (XI century AD), and geographical, which extends from Syria to Spain, with the goal to deepen the transmission channels of construction techniques between East and West. This is certainly an ambitious goal but achievable. To reach this objective, we need to situate our understanding of material knowledge and diffusion of building techniques in the Near East in a comparative Mediterranean context. This type of effort requires an extensive comparative analysis and will increase in value in proportion to the number of examples identified and recorded. This will be possible thanks to a detailed comparison between the Near Eastern region and other areas in the Mediteranean basin, in particular southern Spain, but also taking into account Turkey, Sicily and the Ifriqiya. Thus, the workshop finally will be the occasion to bring together scholars working in different themes (architects, archaeologists, historians and art historians), periods and areas of the Mediterranean basin with the main objective to show and compare their ongoing research, creating a fertile and collaborative background in which to exchange information and create a concrete contact point between different work experiences.

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2018

Suivre le patrimoine à la trace — Suivre le patrimoine à la trace

Le DIM Matériaux anciens et patrimoniaux organise une journée thématique autour de son axe « Usages, réflexivité, archives » : « Suivre le patrimoine à la trace ». L’événement aura lieu le 29 mars 2019 (9h – 17h) aux Archives Nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine. En rassemblant historiens, historiens de l’art, sociologues, anthropologues et conservateurs, nous nous demanderons comment « suivre la patrimoine à la trace » et, plus précisément, comment les sciences humaines et sociales, en lien avec les sciences expérimentales, contribuent à l’identification, l’interprétation et la conservation des traces du passé inscrites dans les matériaux anciens et patrimoniaux.

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2017

QUALIFE — Qualité des alliages ferreux : une approche diachronique et statistique

Le projet QUALIFE vise à évaluer l’évolution des qualités des métaux ferreux en œuvre dans les sociétés de l’Antiquité et du Moyen Âge. Les alliages ferreux ont des caractéristiques fortement variables, ils sont donc particulièrement intéressants pour ce genre d’étude, car, abondants, ils rentrent aussi bien dans la réalisation d’objets de la vie commune que dans l’élaboration de produits spécialisés. Projetée sur le temps long, cette étude permettra d’atteindre une vision comparatiste de la notion de qualité des matériaux en relation d’une part avec les techniques de production et d’autre part avec leur appropriation et utilisation par les sociétés anciennes. Nécessairement fondée sur un important corpus de produits et d’objets en fer, l’étude s’appuie sur un consortium francilien qui représente une association inédite et interdisciplinaire de laboratoires d’archéologie, d’archéométrie et de modélisation et traitement des images. Les protocoles mis en place constitueront ainsi des outils novateurs pérennisant une approche reproductible destinée à alimenter les recherches diachroniques et statistiques menées aujourd’hui au plan international sur la notion de qualité des matériaux.

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2017

PictOU — La pratique picturale de Jean-Baptiste Oudry d'après l'analyse des oeuvres conservées dans les collections françaises

On se propose d’étudier la pratique picturale de Jean-Baptiste Oudry (1686 – 1755) à partir de l’analyse de ses œuvres conservées dans les collections françaises. Ses procédés, le choix de ses matériaux et de ses outils, ont jusqu’ici été définis par extrapolation de ses conférences, Sur la manière d’étudier la couleur et Sur la pratique de la peinture, prononcées à l’Académie royale de peinture et de sculpture le 7 juin 1749 et le 2 décembre 1752. Énoncés à la fin de sa carrière, ces textes rendent compte de son expérience de peintre mais également d’une profonde connaissance des productions de ses contemporains et de ses prédécesseurs. Il accorde une attention particulière à leur évolution matérielle arguant l’importance des choix techniques de l’artiste pour leur bonne conservation. On envisage dont d’analyser la production du peintre et de la confronter à ses écrits afin de mesurer l’intégration de ses constats dans sa propre pratique. L’étude reposera sur l’analyse matérielle de sa production. Les soixante-neuf tableaux d’Oudry déjà restaurés dans les ateliers du C2RMF et bénéficiant d’un dossier d’imagerie scientifique et de rapports de restauration, ainsi que les quatre tableaux, L’hiver (MV8514), Le printemps (MV8538), L’été (MV7359), L’automne (MV736), conservés au château de Versailles, et devant faire l’objet d’une restauration fondamentale dans le dernier semestre 2017, constitueront le corpus principal de cette étude. Le post-doctorant s’attachera à identifier la nature des matériaux présents et leurs modes d’application. Les résultats seront dans un deuxième temps confrontés aux texte afin d’en évaluer la portée pour l’étude de sa pratique. Une attention particulière sera accordée à l’état de conservation et au parcours patrimonial des œuvres dès lors qu’ils conditionnent la qualité des informations technologiques.

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2017

SYNANTHROPES — Histoire de la synanthropisation des petits mammifères de Grèce entre le Néolithique et l'âge du bronze

Actuellement les écologues s’intéressent tout particulièrement au phénomène de « synurbisation » des faunes sauvages, considéré comme un phénomène récent d’adaptation comportementale de la faune sauvage à l’espace urbain. En fait, le phénomène d’adaptation des faunes sauvages à l’environnement humain est plus global : l’on parle ainsi de synanthropisation dans le cas de populations sauvages qui adoptent ou s’adaptent à un mode de vie à proximité de l’homme et de son environnement. Au sein de ces synanthropes ou animaux synanthropiques, il y a un gradient de dépendance envers l’environnement humain à l’échelle de la population. Si ce phénomène est une conséquence majeure de notre impact sur la biodiversité, nous ne connaissons encore que trop peu l’histoire du processus, inscrit dans les vestiges animaux issus des sites archéologiques. L’objet du projet SYNANTHROPE est de démontrer qu’il s’agit d’une relation très ancienne dans l’histoire de l’humanité, en documentant quand et comment la construction de niches écologiques humaines a créé de nouvelles opportunités trophiques favorisant l’émergence et l’expansion de ces synanthropes. On espère ainsi mieux identifier à partir de quand l’activité humaine a façonné la biodiversité animale, et contribuer à la définition de l’Anthropocène. Pour que le projet soit réalisable en une année, nous nous concentrerons sur l’histoire de la synanthropisation des micromammifères de Grèce entre le Néolithique et l’Age du Bronze, période de transition majeure dans l’anthropisation des faunes méditerranéennes.