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PANIC

ANR · 2014

PANIC — Cibler la niche des pathogènes : Une nouvelle approche pour le contrôle des maladies infectieuses dans les pays aux ressources économiques limitées

Financement : 499 385 €

5 partenaires

Fiche du financeur ↗

Au cours des dernières décennies, sous l’égide de l’OMS des interventions à grandes échelles de type vaccination ou utilisation massive d’insecticides ont permis d’obtenir des résultats spectaculaires comme l’éradication de la variole ou l’élimination de la malaria dans les pays occidentaux. Cependant malgré ces succès spectaculaires, les différents programmes de contrôle ou d’éradication donnent des résultats largement insuffisants dans les pays tropicaux où les conditions socio-économiques ne permettent pas leur mise en œuvre dans des conditions optimales. Les exemples emblématiques qui illustrent ces difficultés de maitrise des maladies transmissibles dans ces pays, incluent le paludisme, la dengue, la fièvre jaune, la rougeole ou le VIH. Il est donc crucial et même urgent de développer des stratégies de contrôle adaptées et économiquement durables qui s’attaquent à un ensemble de maladies infectieuses dans des pays tropicaux où ils sont fortement endémiques. Deux constatations : (i) La plus part des pathogènes sont résistants à de nombreux traitements ; (ii) les activités humaines sont les principales causes des taux élevés d’extinction du simple fait d’une forte modification de leur environnement, de « leur niche ». Ces dernières années, de très nombreuses études écologiques et évolutionnaires se sont focalisées sur les maladies transmissibles montrant que la « niche » d’un pathogène pouvait avoir un rôle souvent plus important que le système immunitaire pris en compte par les traitements classiques et la vaccination en ce qui concerne leur contrôle. L’objectif de notre projet est finalement un changement de paradigme, d’un contrôle classique des maladies transmissibles vers une « biologie de la conservation inverse » des pathogènes débouchant sur de nouvelles approches en santé publique. Ainsi notre objectif est une compréhension quantitative de la « niche » de deux pathogènes à une échelle spatiale relativement fine, Plasmodium falciparum à Bobo-Dioulasso (Burkina-Faso) et les virus de la dengue à Kâmpóng Cham (Cambodge), grâce à des approches transdisciplinaires mélangeant écologie des maladies infectieuses, approches économiques et de santé publique afin de construire des modèles mathématiques adaptés qui seront utilisés pour optimiser différentes stratégies de contrôle avec pour objectif une éradication (au moins locale) de ces pathogènes. Par la suite de tels approches et outils pourraient être utilisés dans le cas d’autres maladies transmissibles.

Structures participantes de Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Provenance des données

Sources : scanR. Données consolidées le 27/10/2026. Une erreur ? Elle se corrige dans la source d’origine (HAL, RNSR, annuaire) ; voir comment.