LADYSS · Unité mixte
Laboratoire dynamiques sociales et recomposition des espaces
Rattachement
Thématiques
L'analyse croisée des dynamiques sociales et de la recomposition des espaces, thème central de notre laboratoire de recherche, s'inscrivait alors dans le prolongement d'un héritage ; celui des collectifs de chercheurs qui avaient été à son origine (GRMSE et Strates), celui d'une ambition partagée d'une mise en relation des dynamiques territoriales et des modifications sociales. L'idée qui réunissait ainsi les chercheurs de différentes disciplines : la géographie, la biogéographie, la sociologie, l'anthropologie, était l'analyse des processus de territorialisation de l'action individuelle et collective, déclinée en l'étude d'un système-monde, celle d'un quotidien fait de problèmes locaux, au travers d'objets particulièrement représentatifs des mutations des sociétés contemporaines, comme ceux de l'environnement.
Texte : scanR
4 027
Publications HAL
68
Chercheurs
19
Projets
Tutelles
Université Panthéon-Sorbonne Paris 1, Université Paris Nanterre, Université Vincennes-Saint Denis Paris 8, Centre national de la recherche scientifique, Université Paris Cité
Localisation
Nanterre
Création
1997
Identifiants pérennes
Références de cette unité dans les référentiels publics : elles servent à la recouper avec d’autres sources, et ne changent pas quand le nom change.
Domaines
Part des publications HAL par domaine
Géographie
2 041
Sociologie
381
Economies et finances
348
Etudes de l'environnement
248
Environnement et Société
237
Architecture, aménagement de l'espace
222
Biodiversité et Ecologie
168
Méthodes et statistiques
165
Anthropologie sociale et ethnologie
144
Ecologie, Environnement
137
Mots-clés fréquents : environnement nocturne, france, pollution lumineuse, alan, participation, russie, climate change, covid-19, foncier, environment
Chercheurs
68 personnes ayant publié depuis 2022
Projets
19 projets
2024 – 2028
SOILSCAPE harnesses the power of Cultural and Creative Industries (CCIs), artists, and civil society organisations (CSOs) to promote soil preservation across Europe and beyond. Working with experts from the worlds of soil sciences, arts, decision-making, and humanities, this project coordinated by AFES seeks to cultivate soil literacy and celebrate soils through creative approaches, engaging citizens & professionals on this journey. SOILSCAPE's objectives include understanding human-soil relations, building a network of more than 120 relevant actors in 8 countries, onboarding at least 320 individuals from the society, providing 1,850,000 € as financial and technical support to CSOs, CCIs, schools, artists, and institutions, distributing 375,000 € as awards and 80 soil literacy certifications to inspiring initiatives, and reaching international scales through UNESCO and Coalition of Action for 4 Soil Health. To achieve these objectives, SOILSCAPE uses a multilingual and multi-actor approach, focusing on cultivating artistic soil intelligence, promoting context-based soil literacy, enhancing awareness through innovative communication strategies and a soil literacy portal, organising 2 editions of national soil festivals across Europe, and extending its actions to 30 regions by 2028. The project unfolds through 4 key stages: (1) Contemplation: Consulting stakeholders to understand individual perception on soils, arts, and links with societal values; Investigating soil narratives and the potential of arts and arts-based methodologies to engage in soils; (2) Preparation: Developing people-centric transformative strategies, including an artistic and creative international soil network; (3) Action: Conducting and monitoring the SOILSCAPE creative activities, including the support to 28 arts-soils initiatives led by third parties; (4) Sustainability: Validating and replicating the SOILSCAPE initiatives at large scale.
2023
Les différents chantiers réalisés dans les espaces urbains, de voirie, de construction comme de tunnels, ont en commun de de rendre mobiles des matières de natures très variées - organiques ou minérales, polluées ou non par d’anciennes activités anthropiques - que l’on nomme « terres excavées ». Ces terres issues des chantiers du Bâtiment et Travaux publics acquièrent un statut de déchets mais peuvent constituer une ressource en étant utilisées comme sols – surface plane remblayée mais aussi matière organique pouvant permettre un usage agricole -, comme aménagements ou encore matériaux de construction. Constat est fait qu’en dépit de réglementations appelant une plus grande valorisation à l’échelle nationale et européenne, les terres de chantier sont fréquemment mises en décharge ou utilisées sous forme de remblais. Au-delà des conditions techniques de mise en œuvre des matériaux, la gestion des terres est déterminée par les pratiques de chantier, l’espace disponible pour leur gestion, les besoins locaux en ressources minérales et organiques, la structuration de filières de nouveaux usages ou encore le cadre réglementaire qui lui-même se définit à différentes échelles. Le projet entend analyser ces différents aspects en considérant la filière des terres excavées depuis les chantiers jusqu’à leur nouvel usage, les pratiques assurant leurs transformations et circulations ainsi que les textes qui les gouvernent dans différents contextes spatiaux (Europe en Union Européenne et hors UE et Brésil). Mobilisant des méthodes de sciences sociales et croisant géographie, aménagement, droit de l’environnement et génie civil, la recherche déploiera la pratique photographique pour ensuite proposer une restitution du métabolisme des terres excavées sous forme de récits textuels et visuels et engager la création de nouveaux scénarios de valorisation. L’approche en termes de filière sera alors mobilisée et testée dans la formation des praticiens et d’étudiants enseignants.
2023
Les études existantes des effets de la transition écologique sur l’emploi se concentrent sur la quantité d’emplois potentiellement créés (les emplois « verts ») ou détruits mais abordent rarement la question de la qualité de ces emplois et des caractéristiques des travailleurs les occupant. Si la transition écologique peut constituer une opportunité pour de nouveaux emplois et compétences, elle comporte également des risques d’accroissement des inégalités sur le marché du travail. Ce projet vise à analyser la manière dont la transition écologique peut avoir un impact sur l’emploi, la qualité des emplois et les inégalités, en prenant en compte la perspective des entreprises et celles des individus dans ce processus, ainsi que le rôle des politiques publiques. Notre projet adopte une approche pluridisciplinaire croisant économie et sociologie et combinant des approches quantitatives (mobilisation de grandes bases de données et microéconométrie) et qualitatives (entretiens semi-directifs). Notre projet aborde de manière transversale la question des inégalités de genre dans la mesure où les femmes sont pour l’instant fortement sous-représentées dans les emplois verts. En outre, une analyse spécifique est menée sur le secteur agricole, amené à jouer un rôle crucial dans la transition écologique. Un premier axe de recherche considérera la perspective des entreprises et analysera comment les innovations environnementales et les investissements verts peuvent avoir un impact sur l’emploi, la qualité des emplois et les inégalités sur le marché du travail. Un deuxième axe considérera la perspective des travailleurs et étudiera la définition, la dynamique et la qualité des "emplois verts" et plus généralement de tous les emplois impactés par la transition écologique. Un troisième axe s’appuiera sur les développements des deux premiers pour analyser comment les politiques publiques (liées au travail, à la formation et aux incitations envers les entreprises) peuvent influencer les effets de la transition écologique sur l’emploi et les inégalités sur le marché du travail.
2023
Les jardins privés constituent la plus grande partie des espaces verts urbains et sont également le type d'espace extérieur le plus fréquemment utilisé par les citadins. En milieu urbain, ils contribuent par conséquent de manière significative à la préservation de la biodiversité et au fonctionnement des écosystèmes. Il a également été démontré qu'ils sont précieux pour le bien-être et la santé humaine, et permettent aux citadins de faire des expériences de la nature au quotidien. Le projet GARLAND porte sur les jardins périurbains, notamment les jardins potagers, qui ont été peu étudiés jusqu’ici. Le potentiel des jardins périurbains pour la biodiversité est déterminé par une combinaison de facteurs socio-écologiques et environnementaux opérant à différentes échelles. Le projet propose une approche interdisciplinaire associant l'écologie, la sociologie et la géographie pour explorer ces facteurs sociaux et écologiques, les motivations et les barrières pour une meilleure gestion de la biodiversité dans les jardins privés, à la fois à l'échelle individuelle et à l'échelle de la municipalité. L'objectif principal du projet est de développer une compréhension qualitative et quantitative des déterminants de la biodiversité dans ces socio-écosystèmes de jardins périurbains, afin d'identifier les opportunités de conservation de la biodiversité. Le projet cherchera également à déterminer si certaines pratiques liées aux jardins tendent à accroître le sentiment de connexion des citadins avec la nature, ce qui constituerait un levier potentiel pour augmenter les comportements pro-environnementaux généraux de ces derniers. Le projet se concentre sur deux sous-secteurs de la ceinture périurbaine étendue du Grand Paris (Île-de-France) présentant des caractéristiques socio-économiques contrastées. Le processus d'acquisition de données est structuré en trois axes : le premier explorera le rôle joué par les politiques publiques locales sur la présence et le profil des jardins dans les zones périurbaines et rurales de la région Ile-de-France. Il est fait l'hypothèse que les choix locaux effectués par les autorités de planification au niveau municipal peuvent conduire à des situations hétérogènes en termes de réglementations qui peuvent favoriser, ou au contraire, entraver la préservation des jardins. Le second axe étudiera la relation entre les habitants et leurs jardins en tenant compte du contexte socio-économique. En particulier, l'objectif sera de déterminer les principaux facteurs liés aux habitants qui influencent la proportion de surface végétalisée dans les jardins et l'hétérogénéité des habitats, deux paramètres très déterminants pour la biodiversité. Les liens potentiels entre les relations des habitants avec leur jardin et la biodiversité dans ces jardins seront également examinés. Le troisième axe du projet étudiera comment la diversité des plantes à fleurs et des pollinisateurs dans les jardins périurbains est influencée par l'interaction entre les facteurs écologiques (caractéristiques du jardin et du paysage) et les facteurs sociaux (caractéristiques des ménages et de la ville). Les plantes à fleurs et les pollinisateurs ont été choisis comme modèles d'étude pour les analyses de la biodiversité parce qu'ils sont fréquents dans les jardins, relativement faciles à inventorier, et qu'ils réagissent à la structure du paysage à une petite échelle spatiale. Les résultats du projet permettront d'identifier les leviers d'action potentiels et de co-construire des solutions avec les acteurs impliqués, pour promouvoir la biodiversité à l'échelle des municipalités et des individus.
2023
Ces dernières années, le soutien de la base aux personnes en migration, en particulier dans les lieux de blocage tels que les zones frontalières, joue un rôle central dans les expériences de mobilité vers et au sein de l'Europe. Les frontières européennes, tant internes qu'externes, sont devenues de plus en plus militarisées et difficiles à franchir, engendrant une violence racialisée et genrée à l'encontre des personnes migrantes du Sud global. Dans le même temps, ces frontières sont devenues des lieux de soutien et de militantisme. Offrir l'hospitalité, des soins, des produits de première nécessité ou des informations pratiques et juridiques, ce soutien - souvent qualifié de solidaire - vise à garantir les droits fondamentaux bafoués par les politiques migratoires sécuritaires et à faciliter la poursuite du voyage des personnes en migration. Malgré un nombre croissant de travaux sur les solidarités aux frontières, la question des violences de genre et sexuelles survenant dans les espaces de la cause des migrant·e·s semble encore taboue. Ce projet vise à comprendre les processus sociaux qui produisent des violences de genre et sexuelles dans les contextes de solidarités aux frontières françaises. Il entend mettre en lumière des violences jusqu'alors invisibilisées, qui semblent faire système dans le contexte politique de fermeture des frontières à certaines migrations et de disparition d'un droit d'asile effectif. Pour étudier ces formes de violence, il s'agit d'identifier les rapports de pouvoir en jeu dans les situations de frontières, en saisissant à la fois les mécanismes structurels et les implications individuelles qui les permettent. Il s'agit de comprendre comment ces violences sont rendues invisibles, créant une hiérarchie des violences aux frontières, entre celles qu'il faut dénoncer et celles qu'il faut taire "pour le bien de la cause". En abordant les questions des relations intimes, de la sexualité et de la violence sexuelle, l'étude vise à déconstruire les mythes de la solidarité "pure" et forcément légitime en faveur des personnes en migration. La recherche qualitative dans trois zones frontalières - la franco-britannique, la franco-italienne et la franco-espagnole - permettra une analyse détaillée de la (re)production des rapports et relations de pouvoir et de domination entre les acteur·rice·s de la solidarité et les personnes en migration. Elle examinera, à différentes échelles, la (non) régulation des relations intimes entre "solidaires" et "bénéficiaires de la solidarité" dans les différents contextes; il s'agira également d'étudier les parcours des bénévoles/militant·e·s et la manière dont les représentations et les fantasmes de genre et de sexualité façonnent les espaces d'accueil. Cela permettra de mettre en lumière la manière dont la violence de genre et sexuelle est produite, traitée et vécue dans chaque contexte frontalier local. Nous prêterons attention aux différentes formes de violence produites dans ces espaces et à la manière dont elles interagissent avec les pratiques de contrôle migratoire. Il s’agira également de voir comment ces questions sont problématisées de manière différenciée dans les espaces de solidarité queer et hétéronormés. Le projet vise à explorer ces nouvelles pistes de recherche, en particulier en ce qui concerne les liens entre contrôle des migrations, solidarité, sexualité, violence et (re)production de la race et du genre dans les zones frontalières. En outre, la recherche examinera si et comment les personnes en migration résistent à "l'ordre solidaire" en place aux frontières, en particulier dans les domaines de l'intimité et de la sexualité, et quelles formes alternatives de solidarité elles peuvent construire entre elles. Le résultat attendu de ce projet est à la fois de pouvoir ouvrir un nouveau champ de recherche académique et de soutenir concrètement les associations et les collectifs dans la prévention de la violence dans les espaces de solidarité.
2023
Les paysages et leurs composantes écologiques et sociologiques fournissent des services écologiques et socioculturels et sont porteurs d'informations essentielles pour comprendre les impacts du et lutter contre le changement climatique. Ils sont aussi vulnérables à ces changements comme à d'autres facteurs de stress. En examinant les paysages associés au pastoralisme en France, en Norvège et en Espagne, nous détaillerons les menaces, notamment climatiques, qui pèsent sur ce patrimoine culturel immatériel (PCI). Nous investiguerons également les capacités d'adaptation des systèmes socio-écologiques associés à ces paysages, ainsi que les méthodes permettant de maintenir ce PCI par le biais d'actions communautaires et politiques. Notre projet présente trois objectifs de recherche-action établis en lien avec des partenaires de la société civile : - Développer une boîte à outils aidant les communautés et les décideurs à évaluer la vulnérabilité et la résilience des paysages culturels. - Développer des outils de communication pour le public et les décideurs précisant les menaces touchant le patrimoine culturel et la façon dont la connaissance de ce patrimoine culturel peut aider à la mise en oeuvre d'actions pour l'atténuation et l'adaptation au changement climatique . - Contribuer au champ scientifique autour de la vulnérabilité et la résilience des paysages culturels et autour de la construction de stratégies d'atténuation et d'adaptation au changement climatique. Notre équipe s'appuie sur de multiples collaborations sur le long terme et une expertise des terrains d'étude. Partenaires français, espagnols et américains modélisent actuellement les changements futurs du système pastoral basque français. Le Centre basque pour le changement climatique est spécialisé dans le pastoralisme transhumant espagnol et la modélisation écologique ; les partenaires suisses ont conçu des outils pour mesurer la résilience des moyens de subsistance, et les partenaires norvégiens ont acquis une expérience en matière de modélisation du système pastoral basque français.
2022 – 2024
ELectoral information and analYSis System for the enhancement of democrAcy. Building on the expertise in electoral analysis developed within the ERC TARICA (Political and Socio-institutional Change in North Africa), the ELYSSA project (ELectoral information and analYSis System for the enhancement of democracy) aims at facilitating access to electoral information by providing different categories of users (NGOs, media, political actors, cooperation institutions) with tools for the analysis of voting and political change in the post-2011 Maghreb. The project consists in the development of a tool for exploration, visualization and analysis of electoral data. The ELYSSA platform will allow for in-depth, multi-scalar analysis of electoral results, the establishment of electoral time series and dynamic electoral analyses, as well as correlation analyses between voting results and socio-economic data. The proposed analysis tools address a variety of needs, enabling users to manipulate election data autonomously to form independent opinions and make informed decisions.
2021
La limite supérieure de la forêt subalpine représente une discontinuité paysagère majeure, dont la dynamique spatiale est associée à de multiples enjeux scientifiques. A la fois marqueur de changements environnementaux, hotspot de biodiversité et facteur d’atténuation des aléas gravitaires et de l’érosion des sols, cet écotone constitue un objet d’étude particulièrement digne d’intérêt. Néanmoins, la richesse de cet objet se traduit par une certaine complexité que l’état actuel des connaissances ne permet pas encore d’appréhender parfaitement. La dynamique de l’écotone est en effet caractérisée par une forte hétérogénéité spatiale et une diversité de processus écologiques (régression, progression, densification sans progression, changements de forme, etc.). Cette hétérogénéité reflète le caractère multidimensionnel, complexe (intégrant des interactions) et multiscalaire des facteurs à l’œuvre. En se concentrant sur les Pyrénées, une chaîne de montagne géographiquement hétérogène et très anthropisée, ce projet vise à démêler ces structures complexes en privilégiant un cadre intégré, interdisciplinaire et spatialement explicite. La principale hypothèse de recherche consiste à supposer que les effets de site jouent un rôle modérateur primordial dans la relation entre le changement climatique et le changement de l’écotone, et sont à l’origine d’une hiérarchisation spatialement différenciée des déterminants de la dynamique écotonale, au-delà de la dichotomie classique confrontant facteurs anthropiques et climatiques à l’échelle régionale. L’originalité du projet tient d’une part de sa structure basée sur l’articulation des échelles géographiques. Le WP1 consiste en la constitution d’une base de données à l’échelle du massif sur l’évolution de la treeline et ses facteurs, largement basées sur la géomatique, à partir de fenêtres d’observations réparties tout le long de la treeline préalablement digitalisée par le biais de classifications automatiques d’images. Le WP2, articulant le régional et le local, procédera à l’analyse spatiale quantitative de cette base de données et permettra d’identifier 20 sites à fort intérêt scientifique. Ces 20 sites feront ensuite l’objet d’une analyse approfondie dans le WP3, permettant de collecter des données locales non discernables ou quantifiables à l’échelle régionale. Ces analyses locales viseront notamment à proposer une reconstruction des trajectoires anthropiques susceptibles d’avoir interféré avec la dynamique écotonale sur ces sites, ainsi qu’une série de mesures écologiques pour caractériser les habitats et leur rôle fonctionnel dans l’évolution de la treeline. L’autre point fort du projet relève du caractère multidisciplinaire du consortium, monté pour répondre précisément à ces objectifs. L’équipe comprend des jeunes chercheurs et d’autres plus confirmés, principalement en géographie humaine et physique, en histoire environnementale et en écologie. L’ensemble des résultats de ce projet (évolution de la treeline pyrénéenne et identification de ses facteurs à différentes échelles) sera disséminé en dehors du monde académique, notamment à travers une cartographie interactive en ligne. Cette dissémination et l’identification de sites à fort intérêt scientifique permettront de proposer des recommandations localement ciblées aux décideurs publics (parc nationaux et régionaux, ONF, collectivités territoriales) pour mieux gérer ces espaces de haute montagne à fort enjeu scientifique.
2021
Alimentation, santé, bien-être, niveau de stress… Comment obtenir des renseignements pertinents sur les caractéristiques et l'évolution des systèmes urbains ? Par les sondages, les recensements et… les égouts ! Inspirés par les derniers développements en information chimique extraite des eaux usées, appuyés par nos succès récents, nous développerons un observatoire objectif, réactif et intégré du quotidien des parisiens par le suivi d'indicateurs comparables ou supplétifs des métriques en usage en Sciences Humaines et Sociales. Les cartographies géochimiques seront confrontées à celles des inégalités socio-économiques. Les trajectoires socio-économiques seront retracées via l'évolution des indicateurs géochimiques. Des actions de recherche interventionnelle impliquant une co-construction et une interprétation partagée des résultats promouvront l'implication des citoyens, des pouvoirs publics et des opérateurs.
2021
L'état de santé résulte d'interrelations complexes entre comportements individuels et caractéristiques des contextes dans lesquels nous vivons. Le projet vise à explorer les effets d’un programme d’aménagement urbain à la fois sur l’exposition environnementale (qualité de l’air, bruit, transport, paysage alimentaire), les comportements de santé (alimentation, activité physique et sédentarité) et la santé. A partir d’une expérimentation locale in situ, nous recueillerons et analyserons des données individuelles et contextuelles pour évaluer les changements tout au long du réaménagement du canal Saint-Denis. Le projet s’appuie sur un consortium qui réunit des géographes, épidémiologistes, experts en physique de l'atmosphère, urbanistes et acteurs opérationnels permettant une approche interdisciplinaire. Les résultats aideront à définir les politiques de santé et d’aménagement.
2021
L’alimentation est un levier majeur de préservation de la santé et de l’environnement. Sans modifications rapides et drastiques des systèmes alimentaires, des modes de production aux modes de consommation, les limites environnementales assurant la pérennité des écosystèmes seront atteintes d’ici 2050 et l’incidence des maladies chroniques continuera à croître. Alors que la prise de conscience des parties prenantes semble aujourd’hui manifeste et que les régimes alimentaires durables sont bien caractérisés, les « solutions alimentaires » restent globales (non individualisées et les travaux prospectifs sont basés sur des scénarios. En effet, aucune étude n’a évalué quantitativement les évolutions récentes des comportements alimentaires et si celles-ci sont cohérentes avec une transition vers une alimentation plus durable, plus saine, plus accessible plus respectueuse de l’environnement. Il est urgent d’évaluer à l’aide d’une approche multicritère et transdisciplinaire les transitions alimentaires en cours, les caractéristiques individuelles associées et de mesurer leurs impacts sur la santé (court et long terme), l’environnement et en termes socio-économiques. Mieux comprendre ces aspects permettra de proposer des actions au regard des leviers et des barrières spécifiques des groupes de population. Le projet TRANSFood vise à répondre à ces différents enjeux en employant une approche systémique « du champ à l’assiette » (agriculture, accessibilité, consommation, etc.) à partir deux études épidémiologiques (l’une transversale, l’autre longitudinale), d’une étude expérimentale et d’un panel de consommateurs. Plus particulièrement, les objectifs spécifiques du projet TRANSFood englobent : 1) une étude des trajectoires des changements alimentaires sur une période de 8 ans (couvrant la crise du COVID-19 et ses conséquences) au niveau individuel (sur la base de données répétées issues d’un même échantillon) intégrant des spécificités des systèmes alimentaires (pratiques agricoles agroécologiques et conventionnelles). Les changements récents seront évalués sur une période de 8 ans dans la cohorte NutriNet-Santé afin de générer une typologie de changement sur laquelle des sous-groupes de la population française (INCA3) seront situés. 2) une évaluation fine des valeurs durables (économie, nutrition – adéquation aux besoins en nutriments- santé et environnement) des régimes alimentaires et de leurs changements ainsi que la caractérisation de leurs déterminants (socio-démographiques, socio-économiques, géographiques). Les implications environnementales et de santé de ces transitions seront évaluées au moyen de bases de données d’analyse de cycle de vie, d’un indicateur de biodiversité et d’un modèle de risque afin de quantifier les potentielles améliorations qui pourraient être attendues dans un futur proche 3) l’identification des obstacles et des leviers et la mesure de la propension individuelle réelle de changement. Une analyse précise des leviers et des barrières aux changements sera réalisée via l’administration de questionnaires sur la propension à échanger et via une expérimentation portant sur le consentement à payer. Les déterminants sociodémographiques (sexe, âge/génération, situation familiale), socioéconomiques (coût des régimes alimentaires, éducation, revenus etc.) et géographiques (accessibilité, approvisionnement) de ces trajectoires seront mises en lumière. 4) l’établissement de préconisations adaptées aux groupes de populations et aux trajectoires identifiées par la mise en œuvre de modèles multicritères basée sur de l'optimisation sous multiples contraintes (environnementales, nutritionnelles, de santé, économiques) qui permettront de proposer des régimes durables, en fonction des différentes caractéristiques, des barrières et leviers préalablement identifiés. Les résultats de ce projet seront largement diffusés dans le milieu académique mais aussi après des acteurs et en particulier les consommateurs.
2021
Contexte général La sécheresse et la chaleur sont des stress abiotiques majeurs qui réduisent la productivité des cultures et compromettent la sécurité alimentaire en Méditerranée dans le contexte des impacts croissants du changement climatique (CC). Les pratiques d'agroforesterie (AF) contribuent à renforcer la résilience grâce à la conservation de la biodiversité (BD) et à la diversité des moyens de subsistance, en apportant également des avantages économiques. L’agriculture mixte (AM) peut réduire les engrais and autres apports chimiques et fournir davantage de services écosystémiques (SE). Les systèmes AF/AM combinés augmentent la complexité des agroécosystèmes (AE), ce qui nécessite de créer concepts de gestion innovants. Objectifs L’objectif global est de caractériser des systèmes AF/AM durables et rentables, résilients et adaptables au CC. Les objectifs spécifiques sont: 1) évaluer la viabilité et la reproductibilité de systèmes AF/AM efficaces et résilient qui sont climatiquement intelligents; 2) examiner des scénarios capables de soutenir la productivité des cultures et des plantes ligneuses tout en améliorant la qualité du sol, les chaînes de valeur et les infrastructures vertes en tant que fournisseurs de SE; 3) fournir des solutions efficaces pour assurer le plus haut niveau de performance et de diffusion des AF/AM à l’échelle de la l'exploitation et du paysage dans les scénarios de CC actuels et futurs; 4) améliorer les ES grâce à une gestion intégrée des terres et du bétail qui contribue à l'atténuation de gaz à effet de serre (GES) et à l'adaptation au CC; 5) développer de nouvelles synergies entre les unités de production agricole pour éviter les gaspillages, réduire la surutilisation et la pollution de l’eau et compenser les émissions de GES; 6) promouvoir une approche socioéconomique inclusive de la AF/AM pour assurer des avantages sociaux et économiques égaux; 7) renforcer la capacité des décideurs à formuler des politiques à plus long terme pour restaurer et améliorer les AE. Méthode Notre approche transdisciplinaire et multi-acteurs intègre une implication précoce comme partenaires du projet des parties prenantes et des utilisateurs finaux dans le développement du projet, des méthodes et du cadre. Nous combinons l’approche conceptuel AF/AM de la FAO avec une évaluation socio-économique. Les partenariats multisectoriels prévus permettent d'aborder l'évaluation biophysique du système polyculturel qui fournit des services et des avantages à la société, et l'évaluation économique finale de ces systèmes. Pertinence Les systèmes AF/AM sont plus résistants que la plupart des méthodes de production agricole actuelles. En combinant des plantes vivaces ligneuses avec du fourrage et des cultures vivrières, les zones arides et semi-arides peuvent produire des aliments pour la consommation humaine, du fourrage pour le bétail et contribuer aux besoins énergétiques des ménages. Par conséquent, les technologies AF/AM sont importantes pour contrôler la désertification et améliorer les systèmes de production dans les zones arides, et sont un outil clé pour atténuer les CC.
Provenance des données
Sources : RNSR (MESR), scanR, Annuaire de l’établissement, HAL. Données consolidées le 27/10/2026. Une erreur ? Elle se corrige dans la source d’origine (HAL, RNSR, annuaire) ; voir comment.