LAMOP · Unité mixte

Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris

Pas encore de présentation publiée pour cette structure.

5 070

Publications HAL

56

Chercheurs

14

Projets

Site du laboratoire ↗Publications dans HAL ↗

Tutelles

Université Panthéon-Sorbonne Paris 1, Centre national de la recherche scientifique

Localisation

Paris

Création

1998

Direction

Philippe BERNARDI

Identifiants pérennes

Références de cette unité dans les référentiels publics : elles servent à la recouper avec d’autres sources, et ne changent pas quand le nom change.

Domaines

Part des publications HAL par domaine

Histoire

4 465

Archéologie et Préhistoire

269

Religions

257

Droit

122

Littératures

119

Art et histoire de l'art

110

Architecture, aménagement de l'espace

60

Linguistique

59

Science politique

44

Histoire, Philosophie et Sociologie des sciences

43

Mots-clés fréquents : moyen âge, middle ages, histoire, medieval history, histoire médiévale, histoire de la cartographie, provence, renaissance, exorcism, histoire urbaine

Chercheurs

56 personnes ayant publié depuis 2022

Projets

14 projets

ANR

2025

LAURA — Enrichissement d'une base de connaissances à partir de données prosopographiques médiévales incertaines

Un des problèmes contemporains réside dans la construction de bases de connaissances à partir de grandes collections de documents. Pour ce faire, il est nécessaire de maîtriser un processus complet et complexe qui englobe plusieurs domaines de l’informatique telles la numérisation, l’extraction d’entités nommées, la fusion/alignement de données, etc. L'enrichissement des bases de connaissances est essentiel en histoire. En effet, ces bases de données sont le socle sur lequel reposent les hypothèses émises par les historiens. En alimentant régulièrement ces bases avec de nouvelles informations, nous permettons de compléter les connaissances mais aussi le cas échéant de conforter la crédibilité d’une information ou à l’inverse de la diminuer, voire de corriger des connaissances déjà présentes. Cet enrichissement offre de nouvelles opportunités de découvertes et d'avancées significatives en améliorant la qualité et la quantité de données exploitables pour bâtir des hypothèses historiques. C’est l’ambition du projet LAURA qui porte sur les bases prosopographiques ayant pour objet la période médiévale. La prosopographie est une méthode des sciences sociales dans laquelle on cherche à analyser un groupe à partir d’une étude systématique des itinéraires singuliers des individus qui le composent. Pour cela les chercheurs collectent tous les faits (factoïdes) possibles sur chaque individu. En histoire, ces données sont rares, discontinues, incertaines et souvent d’une qualité médiocre. Ainsi, les personnes sont désignées par plusieurs noms, les lieux changent de noms et de frontières avec le temps et un parcours de diplomation peut changer en fonction de l’époque, du lieu ou de la classe sociale de la personne. En raison de cette complexité, de nombreuses règles restent opaques pour les historiens. Les problématiques de recherche communes, entre historiens et informaticiens, sur ces données prosopographiques sont nombreuses. Le peuplement et l’enrichissement de ces gisements de données pourraient être réalisés à l’aide d’un protocole qui s’appuierait sur l’expérience et les résultats capitalisés dans l’ANR DAPHNE qui a débouché sur plusieurs contributions majeures (4 journaux, 16 conférences, 1 logiciel et 2 projets connexes). Les objectifs du projet LAURA capitalisent sur les résultats du projet DAPHNE afin de réaliser la chaîne complète de traitement : depuis la numérisation et l’extraction des données à l’enrichissement de la base de connaissances puis l’exploitation de celle-ci, tout en proposant une prise en compte de l’incertitude. Cette base de connaissance sera mise à disposition à la communauté via une plateforme libre.

ANR

2023

ECOMED — Les économies méditerranéennes à la fin du Moyen Âge (1350-1500) : crises, reconstructions, restructurations

Le projet ECOMED (Économies de la Méditerranée à la fin du Moyen Âge, 1350-1500) rassemble 41 chercheurs titulaires provenant d’Espagne, de France, d’Italie et de Grèce, spécialisés dans l’étude des mondes méditerranéens et intéressés par les questions liées à l’interculturalité comme à l’interconnexion entre sociétés différentes. Il part du constat d’une divergence entre les historiographies concernant l’Europe du Nord et celle de la Méditerranée, les premières s’appuyant sur un faisceau de recherches portant sur le climat, les incidences de la peste et la conjoncture économique qui font encore assez largement défaut pour l’espace méditerranéen. Celui-ci est considéré par le projet comme un espace unique où les questions se posent de la même manière. L’hétérogénéité du régime documentaire des mondes byzantin, musulman et chrétien a donné naissance à des historiographies très différentes, bien que les problèmes rencontrés soient analogues : la présence et la récurrence de la peste, la multiplication des disettes et des famines dans un climat devenu instable et tendant à être plus humide et plus froid au début du « petit âge glaciaire », l’instabilité politique qui se manifeste par des guerres incessantes et dévastatrices et des recompositions étatiques constituent des données de fait communes à l’ensemble du bassin. La pertinence d’une divergence au XVe siècle entre Sud et Nord doit être examinée, de même que doivent être examinées les différences entre Est et Ouest et les recompositions territoriales internes alors que tout montre aussi des pratiques favorisant l’interculturalité entre mondes musulman et chrétien. Le projet ECOMED étudiera les défis environnementaux rencontrés de part et d’autre de la mer ; les productions agricoles et artisanales ; l’utilisation des matières premières et la circulation des marchandises ; les institutions et les conflits structurant la période et la zone ; il s’intéressera enfin à la mobilité sociale et à la croissance.

DIM Ile-de-France

2021

CREMMALAB — CREMMALAB

Soutenu par le DIM Matériaux anciens et patrimoniaux, le projet Consortium Reconnaissance d’Écriture Manuscrite des Matériaux Anciens (CREMMA) entreprend de fonder un service de mise à disposition de ressources serveur et documentaire pour favoriser l’accessibilité à la reconnaissance d’écriture manuscrite (REM). Dans ce contexte, le CREMMA met à disposition des laboratoires et projets partenaires, pour pouvoir à terme l’ouvrir à d’autres projets candidats, un accès à l’outil open-source eScriptorium/kraken sur des serveurs permettant l’entraînement de modèles performants. Pour accompagner l’ouverture et la mise à disposition de ce service, documenter au profit des futurs utilisateurs les questions posées par l’utilisation du serveur, les problèmes rencontrés, les solutions trouvées, et fournir sous forme de manuels, ateliers et formations un retour d’expérience utile aux futurs utilisateurs dans le cadre du DIM, Inria et l’ENC recrutent un chef de projet (post-doc) pour 18 mois. Il s’appuie pour ce faire sur un corpus d’études dont la constitution met en oeuvre un partenariat avec la BnF.

DIM Ile-de-France

2021

CUIVRAMA — Le cuivre et ses alliages dans les ateliers métallurgiques du Moyen Âge : circulation du métal, cycle de vie des objets et gammes de produits

Avec la croissance économique des XIIe-XIIIe s., les objets du quotidien en alliage à base de cuivre se diffusent progressivement dans toute l’Europe sous la forme d’accessoires du vêtement, de vaisselles de table et de cuisine. Ce projet propose de les examiner sous l’angle de leur matérialité, à travers une double lecture : celle de la composition des alliages (en lien avec leur statut, leur diffusion, leur représentation sociale, les modes de consommation et les choix des artisans) et celle des marqueurs que constituent les éléments traces et ultratraces. Son objectif est de comprendre, d’une part, les contraintes guidant le choix des compositions d’alliages dans les ateliers (axe 1) et, d’autre part, d’identifier les différents circuits d’approvisionnements en matières premières, qu’il s’agisse de cuivre neuf ou d’alliages recyclés, ces derniers constituant une part importante des métaux utilisés dans les ateliers (axe 2). Pour la période médiévale, les connaissances actuelles sur l’exploitation des mines de cuivre sont trop partielles pour envisager de relier la matière des objets aux gisements et de dresser une carte de provenance. L’ambition de ce deuxième axe innovant est de contourner ce verrou méthodologique en mettant en évidence des aires de diffusion et de circulation du cuivre plutôt que des provenances situées (les mines), et ce en identifiant des éléments traces et ultratraces discriminants. Une attention particulière sera portée à l’intensité du recyclage, et à la vie des objets d’un point de vue anthropologique, révélant les différents moyens de récupération et de réutilisation du métal dans les ateliers. Ces approches s’accompagnent d’une réflexion méthodologique transversale (axe 3) sur la façon de croiser les données des différents champs disciplinaires (archéologie, archéométrie, histoire). Cette réflexion a pour ambition de pouvoir être appliquée à d’autres contextes chrono-culturels pour lesquels le croisement de sources est possible et pertinent.

ANR

2020

E-NDP — Notre-Dame de Paris et son cloître: les lieux, les gens, la vie

Le projet E-NDP propose de renouveler la connaissance de Notre-Dame de Paris par l’édition collaborative numérique des registres du chapitre, communauté de 51 chanoines qui se réunissait trois fois par semaine pour prendre toutes les décisions relatives à la gestion de ses droits, à l’administration de la cathédrale, de son patrimoine et de la société du cloître. Ce corpus de 170 volumes, couvrant les années 1326-1790, n’a jamais fait l’objet d’une étude systématique pour comprendre l’histoire de cette communauté urbaine qui jouissait jusqu’à la Révolution d’une exemption juridique et fiscale totale par rapport à la Ville et au roi. L’édition des 26 registres d’époque médiévale (1326-1503) actuellement conservés aux Archives nationales, coordonnée aux reconstitutions numériques du parcellaire du cloître et du fonds de la Bibliothèque du chapitre, dont 350 volumes sont aujourd’hui conservés dans les bibliothèques parisiennes (Bibliothèque nationale de France, Départements des manuscrits et de l’Arsenal, et Bibliothèque Mazarine), est destinée à valoriser un patrimoine unique en son genre, par des spécialistes de toutes les disciplines du texte, de l’histoire, de l’architecture et du bâti. Cette édition collaborative se fonde sur une procédure de reconnaissance optique de l’écriture manuscrite (handwriting text recognition ou HTR) testée et contrôlée par des chercheurs, enseignants et ingénieurs, alliant des compétences en histoire médiévale, paléographie, philologie et humanités numériques. Elle permettra de mieux connaître l’administration du chapitre Notre-Dame, sa puissance économique et politique dans la ville de Paris, ainsi que les rapports qu’il entretenait avec les autres institutions urbaines. Plus généralement, il s’agit d’exhumer une source majeure pour l’histoire et la vie des hommes, des femmes et des enfants qui ont animé par leurs multiples activités une communauté et un édifice qui était non seulement, depuis le Moyen Age central, un lieu de pouvoirs et un centre de vie économique, mais aussi un modèle pour l’architecture, la liturgie, les arts, la vie intellectuelle et scientifique, sans oublier l’assistance hospitalière par l’Hôtel-Dieu, plus important hôpital du royaume, placé sous la tutelle du chapitre. La reconstitution du parcellaire du cloître, appuyée sur le Système d’information géographique ALPAGE, développera la connaissance matérielle et spatiale du quartier médiéval de la cathédrale, l’évolution de son bâti et donc de toute la partie orientale de l’île de la Cité, depuis le XIVe siècle jusqu’à la Révolution. La reconstitution de la bibliothèque du chapitre, dont Alfred Franklin a pu écrire (1863) qu’elle constituait « la première bibliothèque publique établie en France », permettra de mieux saisir l’autorité intellectuelle qu’incarnait le groupe des chanoines de Notre-Dame, dont le chancelier était aussi le chancelier de l’Université. Enfin, le projet développe une valorisation sur trois niveaux, destinée à le pérenniser au-delà de son financement propre, autant que faire se peut : recherche, enseignement, publics non académiques. Pour la recherche, le projet met en perspective son objet et ses méthodes par une réflexion épistémologique qui pose Notre-Dame de Paris comme un ‘objet intégratif’ selon les termes de la réflexion pluridisciplinaire la plus récente. Pour l’enseignement, les processus et les livrables des différents objectifs sont destinés à irriguer un enseignement de la recherche, par le biais de séminaires et de bourses de Master pris en charge par les différentes institutions partenaires. Pour des publics non académiques, il s’agit non seulement de fournir des accès numériques aux sources documentaires et géographiques de l’histoire renouvelée d’un édifice patrimonial emblématique, mais de les accompagner par des informations et des outils de science participative permettant la découverte des moyens d’une construction critique de la connaissance.

DIM Ile-de-France

2020

CREMMA — Consortium pour la Reconnaissance d’Écriture Manuscrite des Matériaux Anciens

Le projet Consortium Reconnaissance d’Écriture Manuscrite des Matériaux Anciens (CREMMA) vise la création d’un service de mise à disposition de ressources serveur pour favoriser l’accès à la reconnaissance d’écriture manuscrite (REM). Le CREMMA met à disposition des laboratoires et projets partenaires un accès à l’outil open-source eScriptorium sur des serveurs permettant l’entraînement de modèles performants. À terme, ce service est ouvert à des projets extérieurs, validés par le consortium au regard de la disponibilité du service. Durant le temps du projet (2 ans), les laboratoires partenaires du consortium mettent à disposition des jeux de données issues de matériaux divers (manuscrits médiévaux et modernes, supports muraux, etc.) dans des langues et des écritures différentes (latin, ancien français, chinois, vietnamien, français, etc.). Ces premiers jeux de données permettront de proposer des premiers modèles pour de nouveaux projets, et faciliteront l’utilisation des services de REM. Par ailleurs, le projet aura soin de produire une documentation essentielle à l’accueil et la formation de futurs nouveaux utilisateurs.

DIM Ile-de-France

2019

PAMUD — Plateforme d’Acquisitions MUlti Dimensions

Le projet PAMUD vise à doter la communauté francilienne des paléométallurgistes d’une Plateforme d’Acquisitions MUlti-Dimensions (2D, 2.5D et 3D). Le terme paléométallurgiste est ici à prendre au sens le plus large puisque les champs d’études représentés au sein du consortium vont de l’extraction des matières premières à la conception du produit fini et les domaines d’intervention de la fouille archéologique aux prélèvements en laboratoire. Pour rappel, le consortium ici réuni regroupe trois entités aux tutelles diverses, le DIM comptant une dizaine de laboratoires concernés par l’archéométallurgie. Les outils photographiques (2D), d’imagerie de transformation par réflectivité (2.5D) et de modélisation tridimensionnelle (3D) étant aujourd’hui indispensables à la conduite de ces études, le projet PAMUD se propose de les fournir au travers d’un plateau basé au LAPA/NIMBE doublé d’un laboratoire de campagne. Mis au service du consortium porteur de ce projet, et à plus large titre à la communauté francilienne, ce matériel apportera un soutien déterminant à la communauté scientifique.

ANR

2018

TransPerse — Les Actes des martyrs perses entre Orient et Occident. Transmissions interculturelles et représentations au début du 5e s.

TRANSPERSE Les Actes des martyrs perses entre Orient et Occident. Transmissions interculturelles et représentations au début du 5e siècle. Le projet TRANSPERSE souhaite élaborer, par des approches pluridisciplinaires, une histoire des échanges interculturels entre la Perse et les espaces aux frontières – Caucase, milieu byzantin – jusqu’à l’Égypte et l’Occident latin, sur une période circonscrite : les règnes des Sassanides Yazdgird I et Wahram V (399-438) à partir du croisement d’une riche documentation littéraire largement inédite et inexploitée, parfois difficile d’accès ou encore mal identifiée, ayant pour support un outil numérique ouvert adressé à un large public. Les Actes des martyrs perses offrent sur cette période un témoignage exceptionnel : ces matériaux littéraires, originellement rédigés en syriaque par les communautés chrétiennes de l’empire, constituent un tout homogène et absolument unique formant un cycle sur les deux règnes. Le premier objectif est de réunir, éditer et analyser les Actes de cette période pour la première fois dans leur globalité. Le second défi, qui lui est corrélé, sera d’étudier ces Actes dans le prisme des transmissions interculturelles entre Orient et Occident. Ces recherches interdisciplinaires souhaitent contribuer à mieux comprendre le rôle essentiel des textes produits par les communautés chrétiennes de Perse dans la construction des identités au sein des sociétés de l’Orient chrétien mais aussi des territoires d’Occident : produits en Iran, ils ont été très tôt diffusés vers des espaces culturels exogènes – copte, byzantin, caucasien, arabe, éthiopien mais aussi latin. Les modalités de diffusion de ces textes martyrologiques, les échanges interculturels entre les communautés de cette vaste aire géographique restent méconnus, comme aussi la question fondamentale du rôle des milieux chrétiens orientaux lettrés, notamment en Occident, dans ces mobilités inter-textuelles. Les approches comparatives constituent un atout majeur pour percevoir ces transmissions « trans-aires ». Le troisième enjeu est de faire émerger les images de ces règnes contrastés en croisant la documentation d’autres corpus, contemporaine et postérieure, spécialement en arabe et en persan. Tout ce matériau, relevant de langues diversifiées (syriaque, grecque, arménienne, copte, éthiopienne, persane, arabe et latine), d’espaces différents et d’époques différentes, sera mis en synergie grâce à des publications originales, un colloque international, associés à la création d’un “Sourc-e-book” – une base de données ouverte centralisant l’ensemble des documents et inédits sur les quarante premières années du Ve siècle en Perse. Ce projet souhaite apporter une avancée importante à un domaine scientifique peu exploré et surtout très cloisonné, en mettant à disposition de la communauté scientifique nationale et internationale, en libre accès, un instrument de recherche novateur. La constitution d’une équipe interdisciplinaire pour la mise en œuvre de ces travaux contribuera à combler une réelle lacune, et permettra de lever deux verrous scientifiques essentiels : l’inaccessibilité de nombreux documents issus des communautés chrétiennes d’Orient du fait de leur caractère souvent inédit ; celui de la carence dans le traitement et l’analyse historique pour déterminer par exemple les processus de transfert vers les autres langues. Il s’agira aussi de contribuer à renforcer un réseau de recherche afin de susciter à l’avenir de nouvelles initiatives scientifiques sur d’autres périodes sassanides ou d’autres sources au niveau national et international. La valorisation des connaissances obtenues contribuera par ailleurs à sensibiliser le public à l’histoire des chrétiens du Proche et Moyen-Orient, aux racines pré-islamiques millénaires de ces régions. Les conflits inter-communautaires d’hier contribuent à mieux comprendre les façonnements des identités d’aujourd’hui.

DIM Ile-de-France

2018

DUROMET — Cartographies de microdureté des métaux archéologiques

Le projet vise à doter la communauté francilienne s’intéressant aux métaux du patrimoine (une dizaine de laboratoires dans le DIM, dont un consortium de 5 laboratoires réunis dans le cadre de la thèse QUALIFE financée par le DIM Matériaux anciens et patrimoniaux et de l’ANR BROGLASEA), d’un appareil permettant de cartographier la microdureté des métaux. Cet appareil fournira des données essentielles sur le comportement mécanique des matériaux anciens et sera le seul en ile de France entièrement dédié à la recherche sur les matériaux anciens.

ANR

2017

DAPHNE — Découverte dans les bAses Prosopographiques Historiques de coNnaissancEs

L'évolution et la maturité des technologies de l'information ont favorisé l'apparition d'une voie de recherche nouvelle dont le but est d'exploiter la puissance des ordinateurs pour la recherche littéraire et historique. Les Humanités Numériques sont devenues aujourd'hui une discipline à part entière dont le but, à la fois sociétal et technologique, est d'aller au-delà de la simple numérisation de contenus. Un nombre considérable de corpus accessibles en ligne est apparu dans le domaine des sciences humaines et sociales (par ex. Humanum ). Ces corpus constituent des gisements de données qui peuvent être les supports de recherches futures. Cependant, l’hétérogénéité de ces bases ainsi que l’absence de dispositifs permettant d'interroger ces données en connaissant et en comparant leur qualité, limitent leur exploitation pour valider des hypothèses scientifiques ou pour en extraire des connaissances. Il y a là un frein (qui peut même devenir un blocage) au développement des recherches en sciences humaines et sociales. Nous nous concentrerons dans le cadre de ce projet sur les bases prosopographiques historiques. Les historiens disposent de très nombreuses sources (livres, actes, édits, registres) dont l'étude permet l'élaboration de bases de données prosopographiques, collections de fiches recensant le cursus des individus (études, professions, grades, etc), les lieux fréquentés, leurs enseignants, leur production scientifique ou littéraire. Ces bases, dont l'objet est l'étude de groupes sociaux, soutiennent une méthodologie consistant à émettre puis à confirmer des hypothèses. Les universitaires sont par exemple jusqu'au XIXe siècle une population itinérante. On peut se demander s'il existe des parcours-type en fonction de la période considérée et s'intéresser aux écarts entre le parcours d'un individu donné et ces parcours-type. Ceci nécessite la fouille, le croisement et l'enrichissement de données dans un contexte de données hétérogènes, où le temps est incertain, où les noms et propriétés des lieux ont souvent changé et où les données sont souvent incomplètes. Cependant il est pour l’heure impossible de mobiliser facilement des mesures qui renseigneraient l’utilisateur et lui permettraient de savoir jusqu’à quel point il peut exploiter la donnée,en extraire de l'information fiable ou la réinsérer dans un autre corpus. Ce travail de confrontation des hypothèses avec les faits ou d'établissement de règles est un travail entièrement manuel et est donc fastidieux. Vérifier une hypothèse implique de consulter les milliers de fiches de qualité variée pour identifier, avec un certain degré de certitude, les individus qui valident cette hypothèse ou au contraire ceux qui l'infirment. Chaque historien peut ainsi émettre plusieurs dizaines d'hypothèses conduisant à des centaines de règles sur chaque base prosopographique. Par ailleurs les bases prosopographiques étant par nature multidimensionnelles (espace, temps, fonctions, œuvres, rencontres, influences, etc), de nombreuses règles demeurent cachées aux historiens. De plus une telle évaluation est d'autant plus indispensable que la base a vocation à être nourrie par des experts nombreux et spécialisés qui n’ont donc pas plus que les utilisateurs ordinaires une connaissance de la totalité des données contenues dans la base. Face à cette situation, les objectifs du projet DAPHNE sont i) d'automatiser l'extraction des connaissances sur lesquelles s'appuient les historiens, ii) d'étudier la formalisation du processus de validation des recherches historiques sur ce type de corpus et de caractériser dans quelle mesure ce processus est calculatoire, iii) d'introduire la prise en compte de la qualité des données et enfin iv) de proposer une plateforme intégrant les résultats obtenus. Toutes les phases du projet exigent une collaboration étroite entre historiens et informaticiens du consortium et déboucheront sur des résultats scientifiques en histoire comme en informatique.

DIM Ile-de-France

2017

QUALIFE — Qualité des alliages ferreux : une approche diachronique et statistique

Le projet QUALIFE vise à évaluer l’évolution des qualités des métaux ferreux en œuvre dans les sociétés de l’Antiquité et du Moyen Âge. Les alliages ferreux ont des caractéristiques fortement variables, ils sont donc particulièrement intéressants pour ce genre d’étude, car, abondants, ils rentrent aussi bien dans la réalisation d’objets de la vie commune que dans l’élaboration de produits spécialisés. Projetée sur le temps long, cette étude permettra d’atteindre une vision comparatiste de la notion de qualité des matériaux en relation d’une part avec les techniques de production et d’autre part avec leur appropriation et utilisation par les sociétés anciennes. Nécessairement fondée sur un important corpus de produits et d’objets en fer, l’étude s’appuie sur un consortium francilien qui représente une association inédite et interdisciplinaire de laboratoires d’archéologie, d’archéométrie et de modélisation et traitement des images. Les protocoles mis en place constitueront ainsi des outils novateurs pérennisant une approche reproductible destinée à alimenter les recherches diachroniques et statistiques menées aujourd’hui au plan international sur la notion de qualité des matériaux.

ANR

2015

COLEMON — Collégiales et monastères de la réforme carolingienne au Concile de Trente (816-1563)

Ce projet a pour but de constituer et d’analyser le corpus des monastères et des collégiales de l’espace français entre 816 et 1563. Son objectif est de comprendre les ressorts de l’implantation et de l’évolution de ce réseau d’établissements qui sont les maillons essentiels de la géographie ecclésiastique entre cathédrales et églises paroissiales. En partant des deux bases de données en cours de constitution qui les décrivent institutionnellement et physiquement et en intégrant la reconstitution des frontières diocésaines, sera élaboré un silo de données moissonnables qui, utilisé avec un environnement interactif d’interrogation, de visualisation et de stockage, produira à la demande des chercheurs, des cartes évolutives permettant des analyses spatiales et chronologiques de ces réseaux. Ce silo, un serveur de données géographiques, une application Webmapping et des publications issues des séances de travail entre membres du projet seront proposés à des publics variés (chercheurs spécialisés en SHS et grand public) dans un portail Web abrité par le TGIR Huma-Num.

Provenance des données

Sources : RNSR (MESR), Annuaire de l’établissement, HAL. Données consolidées le 27/10/2026. Une erreur ? Elle se corrige dans la source d’origine (HAL, RNSR, annuaire) ; voir comment.