HiCSA · Unité propre
Histoire culturelle et sociale de l'art
Rattachement
Thématiques
Pas encore de présentation publiée pour cette structure.
1 969
Publications HAL
35
Chercheurs
12
Projets
Tutelles
Université Panthéon-Sorbonne Paris 1
Localisation
Paris
Création
2006
Direction
Philippe DAGEN
Identifiants pérennes
Références de cette unité dans les référentiels publics : elles servent à la recouper avec d’autres sources, et ne changent pas quand le nom change.
Domaines
Part des publications HAL par domaine
Art et histoire de l'art
1 736
Histoire
180
Architecture, aménagement de l'espace
61
Héritage culturel et muséologie
56
Littératures
36
Musique, musicologie et arts de la scène
16
Sciences de l'information et de la communication
16
Archéologie et Préhistoire
12
Histoire, Philosophie et Sociologie des sciences
12
Anthropologie sociale et ethnologie
5
Mots-clés fréquents : renaissance, histoire de l'art, musées, tattooing, tatouage, art history, architecture, chute, nature, réception
Chercheurs
35 personnes ayant publié depuis 2022
Projets
12 projets
2025 – 2027
NanosamplinK is an innovative research project that aims at developing a minimally-invasive sampling protocol for historical manuscripts and documentary materials. It involve the use of several formulations of hydrogels and organogels which will serve as a conduit for solubilizing and absorbing the superficial layers of colored applications, preserving the integrity of the materials being analyzed. The gels will be tested on modern ink and paint reproductions, as well as on real case studies. The project focuses on striking a balance between minimizing invasive color changes on the artworks, selecting the best-performing gels for extracting specific compounds (water-soluble and non-water-soluble), and surpassing the detection limit of the intended high resolution molecular techniques. Rooted in conservation-restoration, material science, and art history, NanosamplinK benefits from expertise in heritage science, mentorship from leading experts in conservation, molecular analysis, chemistry, and nanotechnology. It is a highly interdisciplinary and international project, with a Green character, and significant implications in terms of broadening the commercial viability of these gels.
2024
Co3Dicology vise à mieux comprendre l’évolution historique des reliures médiévales. Le projet rendra compte des progrès techniques complexes survenus de la période carolingienne aux époques romane et gothique (IXe-XIIIe s.) et cherchera à déterminer pourquoi la technologie de la reliure n’a pas suivi un chemin linéaire, mais a été marquée par des transformations soudaines sans transition. Le but est aussi de cerner l'émergence de pratiques de production de reliures monastiques et séculières, ces dernières ayant émergé timidement au XIIe siècle et s'étant solidifiées progressivement à la fin du Moyen Âge en France. Pour atteindre ces objectifs, Co3Dicology se concentre sur une étude fouillée des manuscrits en tant qu'objets, en examinant leur matérialité et leurs structures tridimensionnelles. Il établira une méthodologie solide intégrant des outils numériques qui permettront d'observer et d'analyser les éléments structurels du livre non visibles à l'œil nu. Notre ambition est de démocratiser cette approche codicologique, en la rendant accessible non seulement aux chercheurs mais aussi aux conservateurs et au grand public, favorisant ainsi une compréhension plus riche de la complexité historique de l'artisanat médiéval de la reliure.
2024
Le projet E-cclesia - Construire l’église-monument par les textes et les images dans l’Occident latin (IVe-XIIe siècle) a pour objectif de déterminer le statut du bâtiment-église dans la société tardo-antique et médiévale, au moment où il devient progressivement métonymie de l’Église-institution. Il part de l’hypothèse selon laquelle l’analyse des discours et des représentations est nécessaire pour saisir la nature, la fonction et la valeur symbolique mais aussi patrimoniale des édifices de culte. Il s’agit pour cela de mener une étude précise des sources textuelles et iconographiques pour mettre en évidence la transformation des lexiques verbaux et visuels comme expression d’une pensée complexe du rôle de l’Église-institution dans la société tardo-antique et médiévale ainsi que de la valeur matérielle et spirituelle du bâtiment-église. La production de travaux de recherche innovants sur cette question centrale des sociétés occidentales passe par une enquête inédite sur la terminologie concernant l’édifice et ses parties, propre à faire apparaître dans les stratégies de nomenclature des éléments jusque-là passés inaperçus. Cette réflexion passe par l’analyse historique d’un corpus original de textes et d’images relatifs à l’architecture et au décor des monuments chrétiens en Occident. Ce corpus est indexé et structuré par une base de données. L’exploitation de cette masse documentaire est à même de mettre en lumière les conceptions qui s’expriment à travers le bâtiment-église en tant que phénomène culturel majeur, notamment dans les espaces de la chrétienté occidentale. Pluridisciplinaire par essence et interrogeant l’édification comme fait de société, le projet E-cclesia réunit un réseau national et international de chercheuses et de chercheurs spécialistes des questions historiques, philologiques, artistiques, épigraphiques et archéologiques. Le projet comporte un volet de valorisation des résultats obtenus auprès du grand public via un programme d'expositions, de conférences, de podcasts et d'articles dans des magazines destinés à un large public.
2022 – 2026
Heritage conservation preserves the tangible remains of society, but relies on toxic, unsustainable materials and on energy-consuming air conditioning of collections. GoGreen promotes preventive and remedial conservation practices based on green principles to spearhead the green revolution within conservation. Specifically, GoGreen will: (1) develop new damage functions that allow more flexible environmental control in collections, thus improving energy efficiency; (2) generate innovative nature-inspired, bio-based and historical conservation treatment-inspired methods for remedial conservation, including new cleaning solutions for paintings and metals, all using green solvents, bio-inspired reagents, green delivery systems; and stabilization methods for metal and glass that employ innovative techniques like biopassivation to stabilize metal surfaces and nanomaterials that mimic the growth of silica to stabilize glass; (3) assess our new materials and methods using cutting-edge analytical techniques and benchmark methods in collaboration with expert practitioners and museums, to determine their efficacy in the cleaning of paintings and metals, or the stabilisation of glass and metal objects; (4) develop a digital web-app to aid conservators in the design of green preventive and remedial conservation treatments, and a decision model integrating green thinking in complex conservation decision making. Crucially, GoGreen encompasses all relevant and necessary academic and socio-economic actors spanning the full stakeholder value chain to ensure future impact. Our uniquely advantageous composition coupled with the embedding of bottom-up education of professionals through modules and courses for conservation training programmes, emerging conservators and mid-career professionals, guarantees the next generation of conservators are fully prepared to embrace the GreenDeal.
2022
La première artothèque publique a été inaugurée il y a une cinquantaine d’années en France. Plus d’un demi-siècle s’est écoulé, pourtant le déficit de reconnaissance de cet établissement culturel, de ses actions et de ses collections est tel que le mot « artothèque » suscite surtout des interrogations. Inégalement réparties sur le territoire, les artothèques sont expérimentées, comme les Maisons de la culture, dans les années 1960, avant d’être développées dans les années 1980, en même temps que les FRAC, par le ministère de la Culture afin de renforcer la politique de décentralisation et de démocratisation culturelle et permettre la rencontre du grand public avec la création contemporaine. L’ambition du ministère de la Culture est alors forte. Il encourage l’acquisition d’œuvres d’art contemporain originales, initialement des œuvres multiples, pour constituer une collection en vue de les prêter à des particuliers. L’artothèque est pour l’œuvre d’art ce que la bibliothèque est pour le livre. Que conservent les artothèques à l’échelle nationale ? Que connaissons-nous des œuvres acquises par ces établissements avec l’argent public ? Personne ne le sait. Cette absence conduit à n’avoir aucune vision globale de ces collections, et à en sous-estimer la qualité et la valeur. Ce constat d’un déficit de reconnaissance et de visibilité des artothèques et de leurs collections, alors que les commémorations autour de la politique culturelle des années 1980 ont débuté, a engagé l’équipe ARP à monter un projet sur les artothèques publiques françaises et leurs collections 1982-2022. Les objectifs sont de collecter pour la première fois à l’échelle nationale les informations relatives aux collections des artothèques publiques afin de développer et exploiter la première base de données sur les artothèques et de procéder à une étude historique inédite afin d’inscrire ces établissements et leurs collections dans l’histoire des institutions culturelles.
2021
MalLab(1) est un projet d’équipement pour le laboratoire de la composante de recherche Préservation des Biens Culturels de l’HiCSA, installée depuis septembre 2021 dans le centre Malher. Dotée de nouveaux espaces (cinq ateliers de restauration et un laboratoire), la composante souhaite développer des outils méthodologiques à mettre à disposition des professionnels de la conservation-restauration. Publiés en ligne sous forme de fiches thématiques ou de guide pratique, ces documents se proposent d’aider le conservateur-restaurateur dans l’élaboration de son diagnostic et la constitution de sa documentation. Dans un premier temps, s’appuyant sur l’expérience de chantiers de restauration en cours, il s’agit d’établir des protocoles de prises de vue adaptés à l’analyse d’images avec des logiciels spécialisés afin d’évaluer et de quantifier les changements physiques des biens culturels dans le temps ou en cours de traitement ainsi que des protocoles de caractérisation de sels responsables d’altération cohésive à destination des restaurateurs de peinture et de sculpture notamment. Dans ce but, la composante PBC souhaite réunir un ensemble de petits équipements d’observation et de captation d’images nécessaires à l’établissement de ces protocoles. Ces derniers requièrent l’hébergement de logiciel sur des ordinateurs offrant les capacités de stockage et de résolution d’image suffisantes. La sélection de ce matériel repose sur des critères qui prennent en compte la réalité de l’exercice d’un conservateur-restaurateur installé comme indépendant : aisance de manipulation, transportabilité et accessibilité financière.
2021
Le DIM Matériaux anciens et patrimoniaux de la Région Île-de-France en partenariat avec l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne organisent la journée « Recherche et restauration – histoires, pratiques et perspectives » le 22 septembre de 09h à 17h30. La journée a pour but d’identifier des outils, des instruments pratiques et des processus, qui seraient en mesure de favoriser une meilleure articulation entre recherche scientifique et restauration du patrimoine.
2020
L’approche pluridisciplinaire valorisée à travers les différents axes de recherche du DIM Matériaux anciens et patrimoniaux implique notamment les conservateurs-restaurateurs du patrimoine. En effet, leur rôle est essentiel, que ce soit pour comprendre les matériaux employés par les artistes, l’évolution matérielle des objets et des œuvres d’art, les différents types d’altérations qui touchent les objets du patrimoine, ou les analyses et interventions qui peuvent être menées sur ces objets. Toutefois, la complexité du statut professionnel du conservateur-restaurateur peut rendre son implication dans des projets de recherche publics limitée. Bien que différentes réflexions aient été menées ces dernières années, notamment sur la profession d’un point de vue sociologique, sur le développement des compétences de recherche dans le cadre des formations de conservateurs-restaurateurs, ou sur l’encouragement d’activités de recherche conduites de façon mutualisée avec des laboratoires tels que le C2RMF ou les équipes du CRC, on peut se demander si des évolutions sur l’implication des restaurateurs dans la recherche ont pu être constatées par les professionnels eux-mêmes et comment ces derniers verraient une possible meilleure implication. L’étude qui sera menée a pour objectif d’une part d’établir un état des lieux de la culture de la recherche en conservation-restauration, et d’autre part, de s’appuyer sur les discours des acteurs de la profession, à travers une enquête basée sur des entretiens, pour identifier les conditions qui favoriseraient une meilleure implication dans des projets de recherche.
2019
L’acquisition d’un système de réflectographie MIR 10 NEW s’inscrit dans la continuation du projet PictOu dédié à l’étude de la pratique picturale de Jean-Baptiste Oudry. Ce dernier a reçu le soutien du DIM Matériaux anciens et patrimoniaux en 2018 par le financement d’un contrat postdoctoral. Les procédés du peintre, le choix de ses matériaux et de ses outils, ont jusqu’ici été définis par extrapolation de ses conférences, Sur la manière d’étudier la couleur et Sur la pratique de la peinture, prononcées à l’Académie royale de Peinture et de Sculpture le 7 juin 1749 et le 2 décembre 1752. Énoncés à la fin de sa carrière, ces textes rendent compte de son expérience de praticien, mais également d’une profonde connaissance des œuvres de ses contemporains et de ses prédécesseurs. Il accorde une attention particulière à leur évolution matérielle arguant l’importance des choix techniques de l’artiste pour leur bonne conservation. Le programme travaille à l’analyse de la production du peintre. Dans un second temps, les résultats sont confrontés à ses écrits afin de mesurer l’intégration de ses constats dans sa propre pratique. La poursuite du projet impliquant notamment de nouveaux partenariats avec des institutions françaises et internationales nous amène aujourd’hui à développer le panel d’outils à même d’approfondir un examen matériel des œuvres in situ. La composante de recherche PBC dispose d’ores et déjà d’un équipement d’observation et d’enregistrement que le système de réflectographie infrarouge viendrait compléter. On évaluera notamment la nature et la qualité des dessins sous-jacents et l’éventuelle présence de repentirs. Notre champ d’expertise ainsi développé, il nous sera possible de participer à d’autres projets de recherche portant sur l’étude technique de peintures de chevalet ou murales. L’outil retenu permet d’enregistrer des images ; celles-ci viendront nourrir la documentation générée par les projets ; elles seront libres de droit et gratuitement accessibles pour les différents partenaires.
2019
Le projet CorpusTim vise à étudier les carrières et matériaux antiques du site de Thamugadi et de ses environs. Il s’agit de réaliser un répertoire complet des carrières par une série de prospections ciblées dans un rayon de 30 km autour du site, puis de créer une base de données dans laquelle seront regroupées les caractéristiques lithologiques, minéralogiques, physicochimiques, et isotopiques des roches exploitées durant l’antiquité. L’étude archéologique des traces d’extraction et des modules de blocs extraits, combinée aux caractérisations géochimiques, conduira d’une part à une meilleure identification des matériaux et de leur provenance et d’autre part à une bonne compréhension des logiques de construction des architectures anciennes et du rapport qu’entretenait la cité avec son territoire et ses ressources naturelles. Il s’agit d’un atlas de données archéologiques, archéométriques et photogrammétriques des roches exploitées localement durant l’antiquité. Il servira de modèle pour les autres sites archéologiques de la région, et de référentiel pour les futures restaurations à Timgad. Sa contribution à la mise en valeur et à la protection de ce patrimoine sera assurée par la mise en ligne d’un webSIG rendant accessible à tous les modèles 3D et les éléments de la base de données. Cette étude s’appuie sur un partenariat interdisciplinaire et international fondé sur un consortium francilien et étranger entre des laboratoires d’archéologie, de géosciences, d’archéologie du bâti et de géomatique. L’association de ces domaines disciplinaires constitue une approche novatrice pour les études archéologiques de la région. Les protocoles qui seront mis en place dans ce cadre pourront servir de référence à de futures études des matériaux de construction des sites antiques à l’échelle locale, nationale et internationale.
2017
On se propose d’étudier la pratique picturale de Jean-Baptiste Oudry (1686 – 1755) à partir de l’analyse de ses œuvres conservées dans les collections françaises. Ses procédés, le choix de ses matériaux et de ses outils, ont jusqu’ici été définis par extrapolation de ses conférences, Sur la manière d’étudier la couleur et Sur la pratique de la peinture, prononcées à l’Académie royale de peinture et de sculpture le 7 juin 1749 et le 2 décembre 1752. Énoncés à la fin de sa carrière, ces textes rendent compte de son expérience de peintre mais également d’une profonde connaissance des productions de ses contemporains et de ses prédécesseurs. Il accorde une attention particulière à leur évolution matérielle arguant l’importance des choix techniques de l’artiste pour leur bonne conservation. On envisage dont d’analyser la production du peintre et de la confronter à ses écrits afin de mesurer l’intégration de ses constats dans sa propre pratique. L’étude reposera sur l’analyse matérielle de sa production. Les soixante-neuf tableaux d’Oudry déjà restaurés dans les ateliers du C2RMF et bénéficiant d’un dossier d’imagerie scientifique et de rapports de restauration, ainsi que les quatre tableaux, L’hiver (MV8514), Le printemps (MV8538), L’été (MV7359), L’automne (MV736), conservés au château de Versailles, et devant faire l’objet d’une restauration fondamentale dans le dernier semestre 2017, constitueront le corpus principal de cette étude. Le post-doctorant s’attachera à identifier la nature des matériaux présents et leurs modes d’application. Les résultats seront dans un deuxième temps confrontés aux texte afin d’en évaluer la portée pour l’étude de sa pratique. Une attention particulière sera accordée à l’état de conservation et au parcours patrimonial des œuvres dès lors qu’ils conditionnent la qualité des informations technologiques.
Provenance des données
Sources : RNSR (MESR), Annuaire de l’établissement, HAL. Données consolidées le 27/10/2026. Une erreur ? Elle se corrige dans la source d’origine (HAL, RNSR, annuaire) ; voir comment.